Camerounactuel

En 2022, le Cameroun va investir 41 milliards de Fcfa pour l’entretien du réseau routier

La stratégie à mettre en œuvre a été arrêtée le 14 février 2022 à Yaoundé, lors de la réunion de coordination présidée par le ministre des Travaux publics (Mintp).

Au terme de la récente analyse du Programme d’entretien routier (Per) réalisée pour 2022, il ressort comme traitement, 01 pilule à avaler, afin de sortir le Cameroun du marasme économique dans lequel le manque d’infrastructures routières modernes l’a plongé depuis des décennies.

Dès la cérémonie d’ouverture, Emmanuel Nganpu Djoumessi, patron du Mintp, a déblayé le terrain, chiffres à l’appui. Il a notamment rappelé aux participants que pour cette année, les ressources pour soutenir cet ambitieux programme de l’Etat sont projetées à 41 479 000 000 de Fcfa.

Les ressources affectées aux Collectivités territoriales décentralisées (Ctd) représentent 44,75 % de la quote- part des ressources allouées au Mintp pour l’exercice en cours et, 35,64 % de celles allouées au Fonds routier. Comment donc faire, dans ce contexte d’autonomisation des municipalités, pour assurer une meilleure exécution dudit programme à leur niveau? C’est la question centrale à laquelle il fallait répondre, en gardant à l’esprit, comme l’a souligné le ministre, qu’il faut « prendre en compte les attentes légitimes des magistrats municipaux en matière d’incitation à la formation du potentiel humain.

Feuille de route

Au final, ce qu’il convient de faire a été résumé lors de la prestation du rapport général des assises en accord avec la Loi de Finances 2025. Dont, 39 milliards 830 millions de Fcfa issus du Mintp, et 1 milliards 659 millions de Fcfa de report des crédits 2021.

On retiendra ainsi que le Programme comporte quatre (04) composantes : l’entretien des routes nationales et régionales (3 236 000 000 Fcfa), la protection du patrimoine routier (1 455 000 000 Fcfa), l’entretien des routes communales (13 912 000 000 Fcfa), puis les études et contrôles des travaux (2 264 000 000 Fcfa). De ce fait, il faudrait souligner que, l’infrastructure, notamment routière, constitue le socle sur lequel se construisent lés échanges et ta compétitivité de l’économie nationale.

A en croire les services de communication du Mintp, il en résulte qu’avec une enveloppe de fonctionnement de Fcfa 45,000 milliards de Fonds routier, les priorités du ministère pour l’exercice 2021 ont porté sur la conduite des projets d’infrastructures en cours d’exécution ; la maintenance des infrastructures routières existantes et le développement de nouvelles infrastructures.

C’est ici le lieu de rappeler qu’en fin d’année 2020, te linéaire du réseau routier a accru de 55 000 km à 121 424 km, soit un accroissement de plus 122 % ces dernières années, sans un accroissement correspondant des ressources d’entretien.

Sur les 121 424 km du réseau routier, 08 % sont des routes nationales ; 11 % des routes régionales ; „1 % sont des routes communales ; 32,4 % du réseau est en bon état ; 42,6 % en état moyen et 25 % en mauvais état. Le recours aux nouvelles approches de construction et d’entretien s’est donc imposé comme une solution.

En clair, les signaux émis par le gouvernement dès l’entame de l’année en cours laissent entrevoir une sorte de détermination à opter pour un réseau routier moderne en guise de solution afin de poursuivre la marche vers l’émergence en 2035. Eu égard à cet élan, il appert que le spectre du non accomplissement tant redouté par les Camerounais a été conjuré au terme de la concertation dont les clauses se sont scellées dans un climat d’entente mutuelle.

Le Messager

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dernières nouvelles

Les plus lus

Lire aussi