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Elite One: pas de salaires pendant le confinement

Chaque club de notre championnat de football a congédié ses effectifs avec des programmes individuels d’éntraînement, sans mesures financières pour accompagner les efforts.

C’est un sujet délicat, selon certaines langues, en ce temps de confinement, que de parler des mesures financières mises sur pied par les présidents des clubs d’Elite One au Cameroun.

Ces derniers trouvent mille et une raisons, pour différer la conversation ; nombreux parmi eux vous balancent des raisons de participation à des réunions, au moment même où les réunions sont déconseillées. Certains, plus courageux, vous avouent les difficultés rencontrées.

Pour Pierre Wome Nlend, le président du conseil d’administration de Canon sportif de Yaoundé : « Nous sommes confus. C’est une situation très ambiguë. Ce n’était pas déjà facile de gérer financièrement. Maintenant que la période de gestion des dépenses esf encore prolongée, c’est plus compliqué.

Les joueurs n’arrêtent pas d’appeler pour leurs problèmes financiers, mais on gère comme on peut. Surtout qu’on ne sait pas quand ça va reprendre ».

L’ancien Lion Indomptable reconnaît tout de même que les joueurs de Canon sont partis en confinement avec un programme individuel d’entraînement, et espère que les joueurs vont le respecter : « Comme tout le monde, nous devons respecter les consignes du gouvernement édictées pour la lutte contre la pandémie coronavirus.

Nous avons envoyé tous nos enfants en congé. Nous leur avons donné chacun un programme de travail individuel, mais comme ils n’ont pas l’esprit professionnel qu’il faut, nous savons que certains vont respecter et d’autres pas ».

Le Capitaine à la retraite Joseph Feutcheu, président du club Feutcheu de Djiko Bad-joun, est connu par de nombreux acteurs de nos championnats, pour le respect de ses engagements.

Ils ne sont pas souvent publiés avant, et même les séparations là-bas ne sont pas souvent bruyantes comme ailleurs. Mais, le confinement et sa brutalité ne faisaient pas partie des plans de cet officier de réserve.

Selon lui, c’est l’instance faîtière qui devrait assurer le suivi financier des clubs : « Je crois que vous devez plutôt demander à la Fécafoot comment elle gère ses clubs pendant cette période de confinement. Nous ne nous appartenons pas, nous sommes membres d’une fédération.

Nous sommes à la merci de la Fécafoot. Nous avons un parent, et nous sommes comme un bébé qui attend son biberon. Pour ce coronavirus ou corona virulent, nous devons tous nous mettre en prières, en respectant les prescriptions du gouvernement. Nous sommes à la maison.

Si la Fécafoot nous laisse tomber, nous allons tomber ». En attendant une éventuelle manne qui viendrait de la Fécafoot, rien n’est encore fait à Tsinga pour pallier ces manquements financiers dus au Coronavirus.

Deux mois sans salaires à Bamboutos

Chez les Mangwa boys, les entraînements sont aussi individuels, un programme est donné par les entraîneurs par wha-tsapp. Un programme de cinq heures d’entraînement hebdomadaire, en attendant une éventuelle reprise collective après la pandémie.

Mais, les joueurs des bleu et rouge de Mbouda ne sont pas en phase avec leurs dirigeants : « au départ, on avait créé un groupe où j’étais avec les dirigeants. J’étais chargé de transmettre les doléances des joueurs au président.

Toutes les doléances ne trouvaient pas de suites, et j’ai décidé de donner le droit à chaque joueur d’appeler lui-même pour parler de son problème. Ils avaient l’impression que je reçois ma part et ne transmets pas. Certains sont revenus vers moi pour me rapporter que le président ne décroche meme pas leurs appels », explique Rostand Moukap le capitaine.

Le défenseur central qui ne comprend pas cette attitude de ses dirigeants ne décolère pas : « Avant cette situation de mise en congé brutal, nous avions déjà deux mois d’arriérés de salaires. On a essayé toutes les négociations possibles, mais rien ! On se demande comment on va faire pour relancer quand la pandémie va passer.

Mais, je puis vous rassurer, c’est très difficile pour les joueurs en ce moment ». Le directeur général du club, Justin Lambo,’joint au téléphone à plusieurs reprises, a différé nos échanges à plus tard.

Certains présidents de clubs vous renvoient à d’autres rendez-vous, quand ils ne ferment pas leurs téléphones ou ne vous inscrivent pas dans la liste noire des contacts.

Source: Le Jour

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