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Dubaï Porta Potty : Calixthe Beyala dézingue les influenceuses

Dans une sortie au vitriol sur sa page Facebook, l’écrivaine établie les responsabilités de ce phénomène dégradant pour la femme africaine.

Pour Calixthe Beyala, « il conviendrait que les jeunes femmes reprennent conscience de la sacralité de leur corps, elles qui portent la vie ».

Lire la sortie de l’écrivaine :

« Les influenceuses : quand le féminisme ainsi que les traditions foutent le camp, le respect de la femme pour son propre corps disparaît.

Il me souvient qu’il n’y a pas si longtemps,, j’écrivis un post attirant l’attention de la jeunesse sur les dangers qu’incarnent les influenceuses.

Si l’article fut salué par la très grosse majorité de personnes dans le monde, ce ne fut pas le cas de tous.
Il me souvient qu’il n’y a pas si longtemps, les prostituées noires n’acceptaient pas de faire l’amour avec n’importe qui, même lorsqu’on leurs proposaient de fortes sommes d’argent… Les voilà devenues des femmes toilettes pour des riches arabes.

Il me souvient que la femme africaine était belle, peu importe ses formes ; aujourd’hui, nombreuses sont celles à qui quelques chirurgiens véreux font des physique si atypiques qu’elles finissent par marcher comme des vendeuses d’eau glacée ; je ne me moque pas des vendeuses d’eau, elles sont obligées de se déplacer dans une certaine posture pour garder l’eau en équilibre sur leurs têtes.

Certaines de ces influenceuses ont le corps si déformé qu’on se demande bien à quoi elles veulent bien ressembler ? Leurs fesses sont immenses ; leurs poitrines aussi tandis que leurs ventres n’existent plus. Veulent-elle ressembler à Maya l’abeille ? Oui, mais c’est un animal ! Une femme a du ventre et celui-ci participe de la beauté de sa silhouette.

Ce faisant, elles optent elles-mêmes pour devenir des femmes poupées, des femmes toilettes, des femmes sans objet et sans sujet, des femmes à qui les hommes peuvent faire n’importe quoi, puisqu’ils ne voient plus que cette chose bizarre, qui n’est ni tout à fait poupée, ni tout à fait femme.

Bien sûr que la responsabilité des médias qui ont diffusé à outrance, le succès des Kim Kardashian et autres « bombes américaines » est engagée. Mais elles ne sont pas les seules responsables ! Nos politiques, sont également à indexer eux qui ne valorisent pas la femme travailleuse, la femme étudiante, la femme cultivatrice, la femme intellectuelle. Ils se montrent partout avec ces influences, faisant d’elles les modèles de la femme dans nos sociétés qui se cherchent

Il conviendrait de revaloriser le travail, les études et même le rôle si important de la femme au foyer.
Il conviendrait, de créer l’équilibre homme-femme en matière de répartition de postes dans les entreprises.

Il conviendrait que les jeunes femmes reprennent conscience de la sacralité de leur corps, elles qui portent la vie.
Il conviendrait de ne plus faire des influenceuses des modèles de notre société en quête de repère.
Il est plus que temps de dire à la femme africaine, à elle si grandiose, à elle si belle, qu’elle est la mère de l’humanité ! »

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