« Drags, il n’y en aura jamais trop »

Cameroun Actuel
4 Min Read

Les traînées sont partout. Mais qui dit drag ne veut pas seulement dire Drag Queen. Loin d’être un bloc monolithique, le drag rassemble des artistes de tous bords. Nous avons réuni cinq d’entre eux pour connaître leur opinion sur l’état du drag au Québec.

• Lisez aussi : Est-ce cher de faire du drag ?

• Lisez aussi : Qu’est-ce que cela signifie d’être queer? Nous avons interrogé 7 personnalités LGBTQ+

Poupée Suki

Photo Joël Lemay, Agence QMI

André Pham fait du drag depuis 10 ans. Créateur, il a toujours été passionné par la mode et la couture. Et comment décrirait-il Suki Doll ? « Fashionista, audacieuse et forte en tête », son personnage est un hommage à ma mère, « qui a dû tant sacrifier en immigré au Québec ».

Comment décririez-vous la traînée ?

« C’est une illusion. C’est un art porteur de message. Drag est aussi l’un des piliers de la communauté LGBTQA+, c’est une plateforme qui rassemble les gens. »

Y a-t-il trop de dragues ?

«Drags, il n’y en aura jamais trop. Je ne vois personne se plaindre que des hétéros fassent la même émission encore et encore, parce que c’est la norme. »

La popularité du drag, une bonne nouvelle ?

«Drag donne une plateforme et une voix à une communauté. Plus vous voyez de drag queens, plus vous voyez de diversité de drag queens et d’expériences.

« Ça a un impact positif, à mon avis, de voir des drag queens ailleurs que dans un bar, à 2 heures du matin. Quand vous voyez des émissions de dragsters à la télévision pendant la journée, cela prouve que c’est un travail, pas seulement un passe-temps.

Y a-t-il suffisamment de diversité dans le glisser?

«Au Québec, il n’y a pas assez de place pour les artistes de couleur. Lorsque ces artistes ont l’occasion de se produire, c’est souvent lors d’une fête réservée uniquement aux personnes non blanches. Après ça, on ne les voit plus. »

• Lisez aussi : La drag queen Barbada commente avec humour les tweets qu’elle a reçus

Gaytorade

Gaytorade

Photo de courtoisie

Jorie Pedneault, qui s’identifie comme une personne non binaire, est musicienne. Depuis mai, il évolue aussi comme drag king au Québec sous le nom d’artiste Gaytorade. Il s’amuse à recréer des performances musicales iconiques, se replongeant dans ses fantasmes d’adolescent. Son drag s’éloigne de l’image du drag king macho et sexualisé.

Comment décririez-vous la traînée ?

« C’est avant tout un art performatif, une occasion de jouer un personnage sur scène. C’est créer de grands excès. En tant que personne non binaire, je ne suis pas très intéressé à jouer avec les extrêmes du genre. Cela ne fait aucun bien à tout le monde de voir des stéréotypes sur scène. »

Y a-t-il trop de traînées partout?

« Voyons, où sont ces drags ? Il y en a peut-être deux qu’on voit régulièrement dans les médias, ça ne suffit pas. Il en faudrait encore plus. Pas seulement des drags, mais plus de…

Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com

Share This Article
Suivez les dernières nouvelles de dernière minute et les développements du Cameroun et du monde entier avec Cameroun Actuel. De la politique à l'économie et à l'environnement, des problèmes locaux aux événements nationaux et aux affaires mondiales, nous avons ce qu'il vous faut.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Activer les Notifications OK Non Merci