Douala : trois serveuses enceintes du même patron, son épouse annonce une plainte

Cameroun Actuel
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Dieunedort T., 58 ans, barman, a été désigné vendredi par ses serveuses comme père de leurs futurs enfants, et devrait recevoir une plainte de son épouse ce lundi en rentrant de voyage. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Dieunedort T., 58 ans, opérateur économique propriétaire de plusieurs bars, recevra ce lundi une plainte de son épouse Elise. Elle a été déposée vendredi dans une unité de police, mais le destinataire était hors de la ville. L’affaire pourrait être qualifiée d’infidélité aggravée, selon les premières accusations.

D’après les informations obtenues par CT, dans un de ses « établissements », sis à Bepanda lieudit « Ma’lah » (Douala V), Dieunedort T. a trois serveuses, recrutées en octobre 2025 par son épouse, qui tient la caisse, secondée en cela par sa cadette Amandine. Les trois serveuses, Yvette, Jacqueline et Blondine, ont entre 29 et 32 ans.

Après les trois premiers mois de travail, Dieunedort se dit satisfait et se propose d’augmenter de 5 000 F le salaire de chacune des serveuses. Son épouse s’y oppose, proposant plutôt une hausse de 2 500 F. Ainsi sera fait. Seulement, à l’insu de Madame, le patron fera de discrets dépôts de 2.500 F à chaque serveuse après les salaires.

En mars 2026, la familiarité ayant fait son œuvre, Yvette s’est suffisamment rapprochée de la patronne pour lui révéler cette « prime ». Elise demande aux deux autres employées si c’est le cas pour elles. Après la réponse affirmative, elle leur dit que c’est pour les motiver, les dissuader de voler, etc.

Trois mois plus tard, la patronne, jeune quadra, met au monde une fille. Au bar, d’autres habitudes sont nées. Le patron raccompagne ses serveuses en voiture, deux au quartier Cité Cicam (Douala V) et une à New Deido. Par souci pour leur sécurité, dira-t-il. Amandine, elle, a une moto qui vient la chercher.

Elise reprend le boulot fin septembre. Environ une semaine plus tard, elle constate qu’Yvette a changé : sa poitrine a pris du volume et elle a des humeurs… La patronne finit par lui poser la question avec un grand « Q ». La réponse est oui. « Il faut venir avec mon beau-fils, que je le voie », dit alors Élise, qui se met désormais à ménager l’employée enceinte.

Autour du 15 octobre, Elise constate des changements aussi chez Blondine. « Pourquoi vous êtes toutes comme ça ? Vous êtes bizarres depuis que je suis revenue ». La serveuse prétend qu’il n’y a rien. Jeudi dernier, Jacqueline appelle, disant qu’elle aura un léger retard parce qu’elle ne se sent pas bien. En fait, elle a un retard tout court, comme elle l’a révélé récemment à Amandine, sa confidente dans le milieu. À son arrivée au lieu de service, la jeune femme se met à vomir. La patronne ne cache pas son étonnement, lui donne de quoi aller à l’hôpital, et dit attendre son carnet. Le verdict tombera : enceinte de quatre mois.

Vendredi, la sœur aînée d’Elise, « Mbenguiste » de passage, se retrouve au bar. Elle a fait venir un container et Elise offre quelques vêtements, sacs et chaussures s’y trouvant à ses employées. La « voyageuse » commande à manger, et les cinq femmes se retrouvent à papoter… Elise reçoit alors un message de sa cadette. Amandine a apparemment porté le secret trop longtemps, qui révèle que « le père » a enceinté Jacqueline.

Interrogée, cette dernière avoue. Et c’est comme une digue qui lâche : Blondine dit qu’elle attend aussi un enfant de Dieunedort. Elise se tourne alors vers Yvette : « Et toi ? ». Même réponse, avec des détails : le patron l’a forcée à le faire une fois dans la voiture. Une autre fois, il est venu chez elle alors qu’elle était de repos. Elle était alors en période féconde, a demandé au boss de se protéger, mais vous comprenez qu’il ne l’a pas fait.

La version des faits du patron est attendue.

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