L’épouse d’Emile Donald T., 55 ans, qui le pensait sur un chantier hors de Douala, s’est presque évanouie en découvrant sa dépouille chez une autre femme mardi. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Marinette T., 44 ans, mère de trois enfants, est veuve depuis mardi. C’est en tout cas dans l’après-midi de ce 21 juillet qu’elle a découvert la dépouille de son mari Emile à Soboum, dans l’arrondissement de Douala III, où se trouve également son domicile conjugal, sis à Bilonguè. Elle le pensait sur un chantier à Bonepoupa (dans le Nkam), selon sa déposition.
D’après nos informations, vendredi dernier, Emile Donald T., technicien de génie civil de 55 ans, annonce à son épouse qu’il part pour Bonepoupa. Charpente et pose de tôles, annonce-t-il, soit dix jours de travail – et donc d’absence. L’homme laisse des sous pour la maisonnée (trois enfants, une belle-sœur en plus de Madame) et s’en va.
Le lendemain en soirée, Gérard, neveu de Marinette, de retour d’une fête, passe par le domicile de Bilonguè. « J’ai vu tonton à Dakar, il a fait comme s’il ne m’a pas vu », lance-t-il à un moment du papotage.
« Ferme ta bouche, menteur ! Il est à Bonepoupa », le rabroue sa tante. Marinette en parlera avec son mari dimanche, alors qu’il venait de lui faire un dépôt de 30.000 F. Ils en rigoleront, époux complices en « kongossa ».
Mardi vers 16h, un moto-taximan connu de la famille vient dire à Marinette qu’Emile est en état critique du côté de Soboum. Prise d’un doute, la dame appelle Matthieu, vieux collaborateur de son époux. Le concerné, au fait des escapades de son boss, sert un bobard : « Il est allé chercher du matériel ». Marinette rappelle le moto-taximan et le gronde.
La dame est en train de tresser sa fille quand une autre moto arrive. Clément, son beau-frère, en descend. « Porte les chaussures, allons ». Marinette lui demande pour où, il lui dit de ne pas poser de questions. Elle abandonne la tête mi-faite de sa fille et le suit.
Dans un coin de Soboum, Marinette notera un attroupement. Dans la foule, son neveu policier en compagnie de collègues. Emile Donald gît sur un lit. La nudité de son corps massif à peine voilée par un bermuda. Selon Sabine, habitante du lieu, l’homme a eu un malaise pendant l’acte. Marinette, elle, a failli avoir un malaise sur place. La maîtresse présumée est gardée à vue pour besoins d’enquête.

