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Douala : des commerçants du marché Ndogpassi pourchassés par la police municipale

Recasés à l’arrière de cet espace marchand, ces vendeurs dénoncent l’étroitesse et l’insalubrité de ce site non aménagé.

Marché Ndogpassi ce 24 juin, la journée vient à peine de commencer que l’attention est attirée par quelque chose d’inhabituel. Des commerçants courent dans tous les sens, transportant leurs marchandises. Une sorte de sauve qui peut ou chacun essaie de sauver ce qui peut l’être. Marchandises et étales de fortunes sont transportés à la hâte.

Un regard panoramique pour comprendre les raisons de cette fuite permet de voir, un peu plus loin, des agents de la police municipale de la Commune d’arrondissement de Douala 3ème (Cad3). Munis pour certains de bâtons, ils saccagent ou emportent tout sur leur passage. Leur cible, les commerçants qui ne se sont pas installés dans l’espace à eux affecté à l’arrière du bâtiment principal dudit marché.

Cette chasse entre commerçants et police municipale vécue vendredi dernier est devenue le quotidien de certains commerçants du marché Ndogpassi, notamment ceux qui tardent à occuper le nouveau site. L’espace à l’air libre non aménagé est visiblement trop exigu pour accueillir vendeurs et acheteurs. En cette saison des pluies, il

faut patauger dans la boue, et jouer des coudes pour pouvoir avancer. « Cet espace ne peut pas accueillir tous les commerçants. Il est trop petit, non couvert, boueux. Et même certains clients refusent de s’y rendre pour faire des achats. On ne refuse pas de se conformer, mais, qu’on mette aux commerçants le minimum de confort possible », note Boris vendeur de vêtements.

Avis partagé par les vendeuses de tomate, condiments, bâtons de manioc et « miondo » installées devant de l’une des poissonneries située à l’entrée de ce marché. Aussi, ces commerçants dénoncent le comportement des agents municipaux.

« Lors qu’ils saisissent nos marchandises, ils nous les revendent par la suite. Nous ne gagnons déjà pas grand-chose, et quand ils le font, nous tournons pratiquement à perte », fulmine une commerçante. Une accusation sur laquelle les agents de la police municipale rencontrés n’ont pas voulu s’exprimer. Des vendeurs qui se disent abusés ne savent plus à quel saint se vouer.

« Nous n’avons pas un président des commerçant pour porter notre voix. Le président voté il y a quelques années n’a pas été accepté par la mairie, sous le prétexte que l’élection était irrégulière. La mairie a dit devoir organiser une autre élection», s’offusque Alain, vendeur de pommes, qui souhaite un aménagement du nouvel espace.

Mutations

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