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Dieudonné Essomba : « le fédéralisme ethnique ne signifie pas que les Bamileke ont un Etat »

Dans une tribune sur son compte Facebook, l’homme politique et consultant de télévision parle d’un fédéralisme comme une opportunité pour sortir le Cameroun de l’impasse actuelle.

Le débat sur la forme de l’État refait encore surface. Dans une tribune, l’économiste Dieudonné Essomba, fait une clarification sur la notion du fédéralisme. Pour lui, « il est important que les gens maitrisent les concepts fondamentaux du Fédéralisme, pour échapper à l’action malveillante des imposteurs qui tentent de le présenter sous un mauvais jour. Il en est ainsi du concept de « fédéralisme communautaire » et « fédéralisme ethnique », explique ce dernier.

De l’avis de ce dernier, « tout Fédéralisme est nécessairement communautaire et ne peut être autrement ! Cela signifie que les Etats sont dessinés sur des bases d’homogénéité sociologique, la règle étant qu’on regroupe les gens suivant leur affinité. Le terme « fédération » vient du mot « fédérer » qui signifie « mettre ensemble des acteurs différents pour un objectif commun », écrit celui-ci. Ainsi donc, on ne fédère pas les animaux, mais les hommes, et en l‘occurrence, les Communautés organisées en Etats Locaux.

Communautés

Dans les faits, le consultant de Vision 4, explique  que  le Fédéralisme en tant que réalité communautaire et la citoyenneté ethnique n’ont rien à voir ensemble. Ainsi,  « le Fédéralisme camerounais de 1961 était clairement ethnique ! Car aucun Francophone ne pouvait aller au Cameroun Occidental et prétendre aux postes réservés aux Anglophones, sous prétexte qu’il y réside ! »

Il croit savoir que « si aujourd’hui le Cameroun devient fédéral, les Etats seront découpés sur des bases communautaires. Le Fédéralisme sera ethnique si les citoyens ne peuvent jamais changer d’Etat. Mais si des populations immigrées deviennent par adoption des citoyens de cet Etat, on ne peut plus parler de fédéralisme ethnique ».

Nuance

Au passage, il fait une grande différence sur le type de fédéralisme, « le Fédéralisme ethnique ne signifie pas que les Beti ont un Etat, les Bassa ont un Etat, les Bamileke ont un Etat, etc. Au contraire, c’est dans l’ordre normal des choses et il ne peut en être autrement.  Le Fédéralisme devient ethnique lorsqu’un Beti installé dans l’Etat Bassa ne peut jamais changer de statut, même s’il se marie à une Bassa, adopte la langue Bassa et mène ses activités chez les Bassa! », conclut Dieudonné Essomba.

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