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Coupe du monde : l’entraineur marocain Walid Regragui demande plus de place pour le foot africain

Walid Regragui s’est présenté face à la presse ce mercredi à la veille du troisième match du Maroc au Mondial 2022 face au Canada. Toujours en course pour une qualification pour les huitièmes de finale, le sélectionneur des Lions de l’Atlas espère faire briller le football africain.

Auteur d’une grosse performance contre la Belgique (2-0), le Maroc va tenter d’arracher jeudi son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022. Opposée au Canada, déjà éliminé, la sélection peut y croire et ainsi rejoindre le Sénégal au rang des nations africaines qualifiées pour les matchs à élimination directe. A la veille de cette ultime rencontre du groupe F, Walid Regragui a rappelé l’enjeu de cette affiche pour son équipe et pour tout un continent.

« Nous, au départ, sans faire de politique, on va déjà parler football et on défend le Maroc et les Marocains. C’est la première des choses. Ensuite, forcément, on est aussi africains et c’est la priorité, a lancé le sélectionneur marocain ce mercredi face à la presse. Comme le Sénégal, comme le Ghana, comme le Cameroun et la Tunisie, on espère montrer que le football africain a passé une étape. On a été souvent décriés par le passé en disant que le niveau du football africain n’était pas bon. Sur cette Coupe du monde je pense que n’importe quelle équipe africaine a rivalisé avec des équipes sud-américaines et européennes. »

Regragui accepte le statut « d’exemples » pour le monde arabe

Douze ans après la Coupe du monde en Afrique du Sud, l’Afrique ne dispose que de cinq places pour le Mondial au Qatar. Trop peu alors que les sélections africaines font de bons matchs selon Walid Regragui. Un tournoi où le sélectionneur marocain a accepté de servir de porte-drapeau à tout le monde arabo-musulman.

« Cela a montré que l’on méritait forcément plus de places à l’avenir pour espérer un jour gagner la Coupe du monde, a encore estimé le technicien de 47 ans. Après, forcément, de par notre religion et de par nos origines, pour une première Coupe du monde dans le Moyen-Orient et dans le monde arabe, il y a des gens qui vont s’identifier à nous. Forcément on est des exemples et on espère les rendre heureux. S’ils peuvent nous voir un peu comme un porte-drapeau, on sera contents de les rendre heureux si on peut passer. »

Regragui: « Il y a beaucoup d’escrocs dans le football »

Après quelques mots élogieux de Bilal El Khannouss à son sujet, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a fait preuve de modestie face à la presse. Selon lui, les bons résultats du Maroc sont surtout liés à la qualité des joueurs sélectionnés et non à de coups tactiques de génie de sa part. L’occasion pour lui de se payer les entraîneurs qui surfent sur les performances de leur groupe pour se mettre en avant.

« Moi… ce sont les joueurs. Je l’ai toujours dit et je le répète. C’est bien d’en parler mais un entraîneur on en fait toujours plus que ce qu’il faut. J’ai toujours dit que c’était les joueurs qui faisaient l’entraîneur, a enchaîné Walid Regragui. Il y a beaucoup d’escrocs dans le football, des coachs qui veulent faire croire qu’ils sont des magiciens. Mais quand vous avez des bons joueurs, c’est toujours plus facile pour le coach. Quand vous arrivez à les faire adhérer, c’est encore mieux. Moi j’apporte ce que je sais faire, partout où je suis passé. J’essaye de leur donner un maximum de confiance, une base solide. Après ce sont eux qui me donnent raison ou tort. »

RMC Sport

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