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Coupe du monde féminine 2019 : il y a un an, les lionnes écrivaient l’histoire

Elles avaient battu la Nouvelle Zélande (3-2), après un splendide but de Nchout Njoya Ajara aux arrêts de jeu, pour accéder au second tour de la compétition.

Il y a exactement un an et deux jours, le 20 juin 2019, que le Cameroun battait la Nouvelle Zélande à la Coupe du monde féminine de football en France. Ce match est resté dans l’histoire, par ce que cette victoire était chargée de symboles. Les Lionnes Indomptables ont fait preuve de fighting-spirit, en venant à bout de leurs adversaires aux arrêts de jeu, alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2).

La victoire est arrivée du bout de la godasse de Nchout Njoya Ajara au cours de ces arrêts de jeu. Mais alors, l’attaquante des Lionnes Indomptables avait fait preuve d’un calme légendaire, pour réussir à éliminer des adversaires par une série de crochets, avant d’envelopper le ballon, qui a terminé sa course dans les filets, au deuxième poteau des buts adverses. Le Cameroun se qualifiait alors pour les 8ème de finales.

Il n’y a pas seulement eu cette qualification, mais le but de Nchout Njoya est rentré dans les annales du football mondial. D’abord comme deuxième meilleur but de la compétition, mais nominé plus tard par la Fifa pour le prix Pukas, récompensant le meilleur but de l’année. A ce niveau, le but de la Lionne Indomptable n’a pas été voté comme le meilleur. Mais, c’était déjà une consécration de se retrouver à ce niveau.

Au sujet de ce match, Alain Defrasne Djeumfa, le sélectionneur de Lionnes Indomptables, s’en souvient : « Ce sont des choses qu’on n’oublie pas dans la vie. Surtout qu’en plus de la qualification pour les 8ème de finales, pour la première fois une équipe africaine battait ainsi une équipe classée dans la Top 20. La Nouvelle Zélande était classée .17ème mondial. Ce qu’on a gardé dans les mémoires, c’est ce but de victoire que nous inscrivons au temps additionnel.

La leçon que nous apprenons aux filles, .c’est de toujours croire jusqu’à la fin. Dans la préparation mentale, nous avions demandé aux filles de tout donner sur le stade, au regard de l’enjeu de ce match. Et j’avais même cité feu Marc Vivien Foé en disant aux filles que même s’il faut mourir pour gagner, il faut le faire ». L’autre anecdote de ce match, est l’incertitude de Nchout à jouer ce match.

« Ajara qui marque ce but de victoire n’était même pas prête à 100% pour ce match, ne s’était pas entraînée la veille, parce qu’elle sortait d’une blessure contractée au premier match contre le Canada. Mais, je l’ai appelé dans ma chambre, on a causé et elle m’a dit : coach, pour le pays, on va jouer ; je vais tout donner. Et je l’ai titularisée. Je lui ai dit : Ajara, oublies que tu as mal. C’est exactement ce qui s’était passé. Et ce but l’a rendu populaire », confie Alain Djeumfa.

« Un match qui devrait servir de référence »

Une des actrices sur le terrain au cours de ce match était Augustine Ejangue Siliki, arrière droit.

« Quand on a commencé ce match, nous étions toutes unies et sereines, avec l’esprit de gagner. Nous avions la foi. Et quand tu crois, Dieu te donne. Honnêtement, nous savions que nous devions gagner ce match et qu’on devait aller loin. Je garde un souvenir important de ce match, parce que cette victoire nous avait permis d’avoir le ticket de qualification directe pour le deuxième tour de la Coupe du Monde. C’est un match qui devrait servir de référence, parce qu’on a vu une équipe soudée, une famille. L’envie de délivrer notre pays a réveillé en ’nous cet orgueil », raconte la Lionne Indomptable.

L’aventure des Lionnes s’est arrêtée comme en 2015 au Canada, en 8ème de finales ; éliminées par l’Angleterre (0-3) le 23 juin ; l’objectif minimal qui leur avait été assigné.

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