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Coronavirus: restez sur ses gardes malgré l’assouplissement des mesures barrières

Alors que certains prennent des libertés avec les mesures barrières, il faut craindre que la courbe d’infection reparte à la hausse.

Ce sont des scènes hallucinantes et inoubliables que Yaoundé, entre autres villes du pays, a vécu au soir du 30 avril 2020. A la suite de l’annonce des mesures d’assouplissement des restrictions, d’immenses foules en joie ont déferlé dans les rues, envahi bistrots et espaces de restauration. Dans la foulée, l’on a carrément tombé le masque, qui du reste stationnait entre menton et cou depuis quelques jours.

Franches accolades, embrassades pour ne pas dire plus : la distanciation sociale d’un minimum d’un mètre, le lavage des mains et l’usage de gel hydro-alcoolique sont passés par-dessus bord, en même temps. Ce qui aurait pu passer pour l’égarement d’une nuit de folie a allègrement pris corps dès le lendemain, tendant à devenir la norme les jours suivants.

Dans les quartiers, ils sont nombreux à se promener le nez à l’air. Aux arrêts de taxi, dans les transports, les marchés et supermarchés, ceux qui s’affichent sans masque abondent. Dans ces espaces commerciaux comme dans bien d’autres espaces publics, le coronavirus semble déjà avoir eu beaucoup à l’usure.

Le thermo-flash est devenu décoratif quand il n’a pas complètement disparu : les usagers rentrent sans que leur température ne soit prise. Dans les cours, les couloirs, diverses entrées et sorties d’institutions : seaux à robinet et contenants de gel hydro alcoolique trônent encore royalement. Parfois vides. Un tel relâchement n’augure rien de bon.

« Ça craint, comme disent les jeunes. Les gens se comportent comme si assouplissement des mesures de restrictions gouvernementales voulait dire victoire sur le Covid-19. Les vieilles habitudes ont pris le pas sur tout ce que nous avons appris et acquis ces dernières semaines. Dans ces conditions, l’on n’a pas besoin d’un prophète pour voir que la catastrophe n’est pas loin, si rien n’est fait », relève un habitant de Yaoundé, pessimiste.

Tout aussi inquiète et consciente des risques, Denise Ateba, jeune barmaid, invite ses proches, amis et connaissances à redoubler de vigilance. Son post dans lequel elle simule une chaîne de contamination au bar est relayé par de nombreux internautes sur Facebook. « Nous jouons avec le feu. C’est ma manière de remobiliser les populations contre ce fléau », explique la barmaid.

Dans les structures hospitalières, la légèreté observée ces derniers jours au sein de la population fait craindre la propagation du virus à des quartiers, villes et villages exemptés jusque là. Une vague de contamination peut en effet apparaître, n’importe quand.

Source: Cameroon Tribune

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