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Coronavirus: la reconversion professionnelle s’impose

Avec la baisse de régime ou l’arrêt total d’activités, ils sont nombreux les Camerounais à conquérir de nouveaux domaines.

Deux semaines déjà que ce conducteur de taxi dans la ville de Yaoundé, Denis Pokam, a troqué son volent pour un apprentissage dans une unité de production traditionnelle de pains.

Habitué à travailler assis sur le siège qui lui servait de bureau, l’homme s’est reconverti. Ici à hlkoabang, banlieue de Yaoundé, où il réside, il utilise désormais ses pieds pour pétrir la pâte à pain.

Depuis plus de 12 ans, il conduit les usagers dans toutes les destinations de la capitale politique du Cameroun entre cinq heures et vingt-deux heures avec une pause entre midi et 13h30.

Le ressortissant de la région de l’Ouest Cameroun s’est aventuré dans un domaine nouveau et où il travaille entre vingt-deux heures et cinq heures du matin.

L’accès à cette production traditionnelle de pains a été facile parce qu’elle appartient à son frère. Le nouveau pâtissier, Denis Pokam, confie que, « lorsque j’avais dit à mon frère que je laissais le volant pour un certain temps pour apprendre dans son domaine, il a ri comme beaucoup d’autres. La première raison de ce changement est purement préventive compte tenu de la maladie qui sévit dans le monde et la seconde est liée au mauvais rendement observé avec la fermeture des écoles ainsi que les restrictions imposées par le ministre des Transports. Je sais dorénavant qu’il faut beaucoup d’efforts pour produire du pain ». Denis Pokam apprend dans un espace semblable à une grange. Au fond de cette salle, se trouve un grand four avec au sommet une cheminée dont l’ouverture donne âu toit et cette dernière laisse s’échapper d’épaisses fumées noires.

Des ouvertures équipées de grilles laissent de temps en temps entrer des courants d’air vers l’intérieur. A l’extrême gaucfft de la salle, une longue file d’étagères a été construite pour les pa.es moulées et prêtes à passer dans le four.

A gauche, ces mêmes étagères sont là mais elles reçoivent tout ce qui sort du four pour un léger refroidissement avant la classification dans des sacs qui seront livrés dans les boutiques du quartier et ses environs.

Bien loin de Denis Pokam, à Soa, Claudine Zobo est enseignante dans une école primaire privée qui s’est aussi reconvertie. L’institutrice s’est muée en vendeuse de jus de « Foléré » ou de « Bissap ».

Elle a rejoint sa mère qui le fait depuis des années. Avant, sa mère produisait environ quarante litres de cet élixir aux mille et une vertus que les tenanciers de restaurants et tournedos venaient se procurer.

La production est aujourd’hui au-delà du double soit ( environ quatre-vingt-dix litres I transvasés dans de petites bou-i teilles de soda à raison de 100 Fcfa la bouteille. « La première semaine de confinement, je’l’ai-dais juste dans son activité.

Mais, la semaine qui suivait, je lui ai proposé un partenariat qu’elle a accepté. L’activité yst rémunératrice mais les jus doivent être disponibles au plus tard à huit heures pour les tournedos et onze pour les restaurants.

Je ne sais pas quand sera levé la suspension des cours mais il fallait que je fasse quelque chose parce que j’avais l’impression de plus être utile. Mon bonheur est que je m’occupe même étant à la maison », a expliqué la jeune institutrice.

Ils sont nombreux ceux-là dont la principale activité connait un arrêt total ou une baisse de régime. Se réinventer ou se donner de nouvelles perspectives n’est pas facile et Franklin Roosevelt disait qu’ « il y a quelque chose de pire dans la vie que de n’avoir réussi, c’est de n’avoir pas essayé ».

Avant, sa mère produisait environ quarante litres de cet élixir aux mille et une vertus que les tenanciers de restaurants et tournedos venaient se procurer. La production est aujourd’hui au-delà du double soit ( environ quatre-vingt-dix litres I transvasés dans de petites bouteilles de soda à raison de 100 Fcfa la bouteille.

« La première semaine de confinement, je l’aidais juste dans son activité. Mais, la semaine qui suivait, je lui ai proposé un partenariat qu’elle a accepté. L’activité est rémunératrice mais les jus doivent être disponibles au plus tard à huit heures pour les tournedos et onze pour les restaurants.

Je ne sais pas quand sera levé la suspension des cours mais il fallait que je fasse quelque chose parce que j’avais l’impression de plus être utile. Mon bonheur est que je m’occupe même étant à la maison », a expliqué la jeune institutrice. Ils sont nombreux ceux-là dont la principale activité connait un arrêt total ou une baisse de régime.

Se réinventer ou se donner de nouvelles perspectives n’est pas facile et Franklin Roosevelt disait qu’ « il y a quelque chose de pire dans la vie que de n’avoir réussi, c’est de n’avoir pas essayé ».

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