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Concours ENS/ENSET : les candidats dénoncent la programmation des épreuves le même jour

Plusieurs candidats ont exprimé de vives inquiétudes quant à ce qu’ils considèrent comme un calendrier mal coordonné pour les concours d’entrée aux écoles normales supérieures du Cameroun en 2026.

Dans des messages adressés aux médias, des candidats ont déploré que les concours d’entrée à l’École Normale Supérieure de Buea et à l’ENSET de Kumba aient tous deux été fixés à la même date, le 15 mars 2026.

Cette programmation, selon eux, désavantage injustement les candidats inscrits aux deux concours afin d’optimiser leurs chances d’admission.

« Je me suis inscrit aux deux concours. Maintenant, ils sont programmés le même jour. Comment allons-nous nous organiser ? », s’est interrogé un candidat sous couvert d’anonymat. « Je ne sais pas combien d’entre nous sont concernés, mais j’en fais partie, c’est certain. »

Communiqué officiel : les concours ont lieu le même jour

Selon un communiqué officiel signé par le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, les concours se dérouleront le même jour dans tous les centres d’examen du pays.

Bien que cette mesure puisse viser à garantir l’uniformité administrative, les candidats affirment qu’elle ignore les réalités auxquelles sont confrontés de nombreux postulants qui s’inscrivent auprès de plusieurs établissements, par stratégie de survie dans un système de plus en plus compétitif.

Nombreuses plaintes reçues

MMI News a reçu plusieurs plaintes de candidats s’étant délibérément inscrits dans différents centres afin de « multiplier leurs chances » de réussite.

Pour beaucoup, passer plusieurs concours est perçu comme la seule voie réaliste vers l’enseignement supérieur et les carrières dans la fonction publique.

Avec le chevauchement actuel des dates d’examen, les candidats concernés sont contraints de choisir entre les établissements, ce qui anéantit des mois de préparation, des sacrifices financiers et des frais d’inscription.

« Il ne s’agit pas seulement de commodité », a déclaré un autre candidat. « Il s’agit d’équité. Nous avons payé, nous nous sommes préparés et nous avons respecté les règles. Maintenant, le système nous pénalise.»

Questions relatives à la planification et à la coordination

Cette situation soulève des questions plus générales concernant la planification et la coordination au sein du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les analystes du secteur de l’éducation soulignent que le chevauchement des concours témoigne d’une consultation insuffisante et d’une prise en compte limitée des réalités étudiantes, notamment dans un contexte de chômage élevé et d’accès restreint à la formation professionnelle.

« Ce type de calendrier envoie un mauvais signal », a déclaré un professeur d’université de la région du Sud-Ouest. « Il laisse penser que le système privilégie la bureaucratie au détriment du bien-être des étudiants. »

Appels à une révision urgente

Les candidats concernés demandent au ministère de revoir d’urgence le calendrier des examens, soit en reprogrammant l’une des épreuves, soit en instaurant des dispositions particulières pour les candidats inscrits.

Ils font valoir que, sans intervention rapide, de nombreux étudiants qualifiés risquent d’être injustement privés d’opportunités qui pourraient façonner leur avenir professionnel.

« Alors que les autorités parlent de promouvoir l’éducation et l’autonomisation des jeunes, des mesures comme celle-ci contredisent ce message », a déclaré un candidat.

Pour l’instant, l’incertitude plane toujours sur des centaines de candidats qui doivent choisir entre renoncer à un examen ou risquer de manquer les deux.

À l’approche du 15 mars, les parties prenantes exhortent le ministère à écouter la voix des étudiants et à prendre des mesures correctives avant que des dommages irréversibles ne soient causés.

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