150 à 200 opposants à la réforme des retraites ont manifesté bruyamment ce lundi soir à 20 heures devant la mairie d’Agen. Comme le président Macron ne les écoute pas, ils ne veulent pas non plus l’entendre. Du cellophane a également été placé devant la porte de la mairie.
Casseroles, cuillères à taper dessus ou sur les poubelles, haut-parleurs, cris, les opposants à la réforme des retraites se sont réunis ce lundi soir, à 20 heures, devant la mairie d’Agen pour faire le plus de bruit possible. L’initiative est nationale. A Agen, elle a réuni entre 150 et 200 personnes et s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur. Certains ont dansé sur la place du docteur Esquirol quand, sur le petit écran, le président Macron a attaqué son discours.
« Puisque le président Macron ne nous écoute pas, nous ne voulons pas l’entendre non plus », explique un manifestant tandis qu’Arnaud Devilliers marche un peu plus loin. Le conseiller départemental du Pays de Serres et maire de Penne d’Agenais ne s’arrête pas, bien sûr. En septembre 2021, il fonde le comité de soutien à la réélection d’Emmanuel Macron avec l’ancien député Olivier Damaisin.
Du cellophane a été placé devant l’entrée de la mairie d’Agen
En revanche Jean-Jacques Mirande, conseiller départemental du canton et militant communiste, est venu avec un couvercle de marmite. « La promulgation de la loi dans la nuit de vendredi à samedi m’a causé une seconde colère car c’est une forme d’outrage », déclare Jean-Jacques Mirande. « Je suis aussi agacé parce qu’il – le président Macron – donne une mauvaise image des élus ». Il s’attend, comme beaucoup, à un 1er mai particulièrement fréquenté.
Avant de partir, vers 21 heures, les manifestants ont posé du cellophane devant l’entrée de la mairie. Puis certains ont écrit : « Révolution », « Mort au roi », « Macron décapitant »…
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