Commentaire choquant sur Facebook : un enseignant arrêté après l’affaire Divine Mbarga

Cameroun Actuel
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Faustin Abega, 30 ans, est tombé dans les filets de la Gendarmerie nationale le 3 avril dernier, après avoir fait un post tendancieux sur le viol et l’assassinat de Divine Mbarga.

Par Cameroon Tribune

« Je demande pardon à la Nation toute entière et surtout à la famille de la petite Divine Mbarga Atangana ». Dixit Faustin Abega, 30 ans, qui médite son sort au Service central des recherches judiciaires de la Gendarmerie nationale à Yaoundé. Interpellé le 3 avril dernier dans la localité de Lobo, département de la Lékié, région du Centre, où il dispensait des cours dans un établissement scolaire, l’enseignant regrette l’acte qui lui porte à présent préjudice : un post sur le réseau social Facebook.

Les faits remontent au 27 mars dernier. Alors que la Toile découvre avec stupéfaction et émoi le viol et l’assassinat de Divine Mbarga, 11 ans, Faustin Abega publie un commentaire en dessous du post d’un communicateur : « Maff elle cherchait d’abord quoi là-bas à l’immeuble ?… ». Le reste est imputable dans les colonnes de CT.

L’avis déplacé de Faustin Abega choque l’opinion publique qui ouvre une chasse à l’homme. La photo de l’auteur du post est immédiatement publiée et partagée sur de nombreuses pages. D’une seule voix, la communauté digitale va demander le renvoi immédiat de cet enseignant et surtout, son interpellation par les forces de l’ordre.

C’est ainsi que la Gendarmerie nationale s’est saisie de l’affaire. « Dans le cadre de la surveillance cybernétique, nous avons identifié le titulaire du compte et l’avons localisé dans la localité de Lobo. Interrogé sur les faits, il a reconnu être responsable de ce commentaire et s’en est d’ailleurs excusé », confie le chef du bureau Laboratoire du Service central des recherches judiciaires de la Gendarmerie nationale, le capitaine Moïse Aubin Otele.

Faustin Abega sera déféré dans les prochains jours au Parquet de première instance de Yaoundé. D’après l’article 267 du Code pénal, le suspect s’expose à une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans, et d’une amende de 10 000 à 20 millions de F pour apologie publique de certains crimes et délits.

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