
Se coiffer, se gratter le dos ou s’habiller : si la banalité de ces gestes quotidiens se transforme en calvaire, attention. Vous souffrez peut-être de ce qu’on appelle la capsulite. Moins connue que la tendinite, elle fait souvent très mal et peut bloquer la zone des épaules. Pour le reconnaître, il existe plusieurs indices. La capsulite survient si le bras ne se soulève plus facilement. Ou, si vous ressentez régulièrement des douleurs dans les épaules, par exemple lorsque vous essayez d’atteindre votre dos. Les blocages à ce niveau, entre le cou et le bras, doivent également être pris au sérieux. Parallèlement à ces symptômes, on remarque souvent une diminution de la force musculaire des bras.
Cette atteinte de l’épaule touche, dans 80% des cas, les femmes de plus de 45 ans. Les causes n’ont pas encore été clairement déterminées par la médecine. Cependant, un traumatisme ou un choc à l’épaule sont parmi les déclencheurs les plus courants. La consommation de certains médicaments comme les barbituriques, l’iode, les antirétroviraux peut également provoquer une capsulite. Il existe également des éléments liés à son apparition comme le diabète, des problèmes de thyroïde, des interventions chirurgicales au niveau du thorax ou de la cage thoracique. Et très souvent, comme dans de nombreuses maladies, des chocs psychologiques ou des épisodes de stress à répétition peuvent en être la cause.
Rééducation et patience
La capsulite se manifeste initialement par une douleur modérée qui peut être confondue avec une tendinite. Cette confusion peut avoir pour conséquence d’aggraver la douleur initiale, qui ne sera pas traitée correctement. Quelques semaines plus tard, le patient souffre de plus en plus, jour et nuit, et l’épaule finit par se bloquer. Enfin, ce blocage provoque une sensation de raideur à l’épaule qui complique les gestes du quotidien. Le traitement consiste en une consultation où le médecin examinera les deux épaules pour rechercher une éventuelle asymétrie et étudier la mobilité de la zone. Les radiographies et échographies confirmeront (ou non) le diagnostic. Dans certains cas, des IRM ou des tomodensitogrammes peuvent être nécessaires.
Plusieurs mesures sont alors à prendre pour envisager la guérison. D’abord, des injections de corticoïdes sur deux à trois séances espacées de deux à trois semaines. Ils sont destinés à soulager la douleur. Pendant ce temps, le patient doit bien entendu immobiliser son épaule. La deuxième phase consiste à réhabiliter et à retrouver la mobilité pour supprimer la raideur de la zone. Le médecin peut également recommander de compléter cette rééducation par une balnéothérapie pour réhabituer le bras à des mouvements doux. Il est à noter que si cette maladie a un caractère bénin et se guérit parfaitement, patience et sérieux sont de mise. Elle reste, en effet, assez invalidante, et sa durée peut…

