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Camwater : Blaise Moussa hérite d’un gâteau empoisonné

Le nouveau Directeur Général de la Cameroon water Utilities (Camwater) nommé au terme d’un conseil d’administration de ladite société reçoit comme un colis encombrant la Camwater. Une entreprise qui a déjà avalé des dirigeants passé là avant. Deux ont séjourné au gnouf mais l’un a été élargi après la remise du corps du délit.

Jean William Sollo se ronge les ongles dans un pénitenciers parce que soupçonné d’avoir fait des choses pas du tout bien dans le dos de l’entreprise dont il avait la charge. Pourtant bien avant lui Basile Atangana kouna qui respire de l’air avait non seulement asusré la liquidation, géré l’administration provisoire de la Camwater mais bombardé membre du gouvernement.

Gervais Bolenga lui aussi vient d’être débarqué comme un vulgaire bandit. Ce qui est surprenant c’est qu’après son départ des fonds ont été trouvés pour juguler la tension qui prévalait a Camwater Drôle de coïncidence aussi, c’est un jeune, ayant une carrière qui jusqu’à récemment le maintenait dans la Direction névralgique des affaires Générales du ministère de la fonction publique.

Blaise Moussa est un pur produit de l’Enam, passé par l’Anor et la marre à caïman de la Fecafoot ; il est jeté dans l’arène pour sauver une entreprise qui peine à satisfaire la.demande des consommateurs. Que va-t-il faire? Que peut-il faire ? Est-il capable d’opérer une révolution et rompre avec les habitudes.

Difficiles de le savoir toujours est-il que le nouveau DG de la Camwater fera face aux vieux démons de la triche et de la marche à reculons. Sa tâche ne sera pas facile tant il est vrai qu’il doit nettoyer la maison et se débarrasser de quelques personnes cagoulées et embusquées au sein de la structure qui tirent les ficelles afin que tous les dirigeants tombent.

Il y’a que le matériel et la logistique de cette structure sont désuets, les partenaires ont perdu confiance, les fournisseurs sont nerveux et ne voient pas leurs factures payées, les prestataire sont fatigués d’attendre les promesses caméléons. Il faut des experts pour mener a bien sa mission. Il faut faire un diagnostic froid et penser pouvoir bénéficier de l’accompagnement étatique et non des crocs-en-jambes. Les comploteurs ne manquent pas.

A partir de l’intérieur et même des saboteurs qui foulent au pied l’éthique et la déontologie en la matière. Moussa doit remobiliser le personnel en fixant des objectifs à atteindre pour ne pas tomber dans le train-train quotidien car la Camwater est un «gâteau empoisonné ». Sa carrière en dépend.

Rien n’exclu la multiplication des stations de captages, le sérieux des acteurs dans le choix des intrants, rénovation de la tuyauterie pour que l’eau soit de qualité, servie à temps et non plus à des heures indues. Blaise Moussa n’aura pas une tâche facile. Des vieux brocards ayant pris en otage le structure peuvent lui tirer l’herbe sous le pied.

Les peaux de bananes aussi ne manqueront pas. Il faut aller sur le terrain et ne pas jouer les bureaucrates. La population attend un saut qualitatif et un sursaut d’orgueil de sa part pour changer la donne. Sortir certaines zones de sevrage. Biaise Moussa devra faire attention à la passation des marchés, aux tentatives de corruption, aux commissions et rétro commissions.

Le piège est là, pas loin de lui mais surtout pacifier les rapports avec la hiérarchie en respectant sa feuille de route. Le DG est attendu au charbon. Il n’a pas droit l’erreur car la Camwater est une guillotine. Le sérieux et le professionnalisme dont évoquent certains langues lui seront d’un grand apport durant son séjour qui peut être éphémère et tumultueux en même temps.

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