Cameroun : un an après le 8e mandat de Paul Biya, les promesses de réformes et de nouveau gouvernement toujours attendues

Cameroun Actuel
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Un an après la prestation de serment du président Paul Biya, des engagements pris et des promesses faites à l’entame du 8ᵉ mandat tardent à se concrétiser.

Le 6 novembre 2026, le président Paul Biya et tout le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) célèbrent le 44ᵉ anniversaire d’accession à la magistrature suprême du successeur d’Ahmadou Ahidjo ainsi que le 1ᵉʳ anniversaire de sa prestation de serment pour le 8ᵉ mandat.

Alors que les festivités se déroulent dans l’ensemble des démembrements du parti au pouvoir, et que des œuvres de l’homme du 6 novembre 1982 sont exaltées, des questions demeurent sur certains engagements pris depuis le 6 novembre 2026. Ce jour-là, le président de la République levait la main droite devant le peuple pour servir la nation dans le respect de la Constitution.

Il plaçait les jeunes et les femmes au cœur du 8ᵉ mandat, mandat des grandes espérances. Il annonçait le règne de l’ordre, la réforme des institutions ; près de deux mois à la suite de cette prestation de serment, il promettait de former un nouveau gouvernement.

Un an après ces paroles, la première évaluation peut être faite. Le constat est clair. L’attention n’est pas encore portée sur les femmes et les jeunes. Ces deux catégories continuent de vivre les mêmes problèmes et portent les mêmes revendications : manque d’emplois, formation inadéquate, coût élevé de la vie, difficultés d’obtenir des financements, impossibilité d’accéder aux sphères de décision, violences, insécurité, féminicides, pauvreté ambiante.

Des initiatives restent encore des projets à réaliser. Pourtant, des détournements de fonds publics se poursuivent. Des trafics divers font perdre des dizaines, voire des centaines de milliards au pays. Comme début de solution envisagée, le RDPC encourage les jeunes et les femmes à s’engager aux prochaines élections législatives et municipales pour résoudre une partie des problèmes.

Au premier anniversaire de la prestation de serment, la réforme institutionnelle est marquée par l’instauration du poste de vice-président. La révision constitutionnelle d’avril 2026 a fixé le cap. Mais le poste reste vacant. La nomination attendue. Attendue aussi, la formation du nouveau gouvernement annoncée depuis huit mois.

Dans le gouvernement du 4 janvier 2019 figurent des ministres qui totalisent 20 ans au même poste. Certains sont décédés et des intérimaires occupent les postes. D’autres ont démissionné, laissant leurs postes vacants. Leurs homologues déjà ministres ont hérité de leurs postes et cumulent deux départements ministériels depuis près d’un an.

12 mois après, l’insécurité n’a pas reculé malgré le combat. Les violences armées et le terrorisme se poursuivent avec leurs exactions. Des luttes pour le pouvoir créent des failles dans le système de défense et de sécurité. Des voisins du Cameroun craignent le pire et prennent des dispositions. Au sommet de l’Etat, on rassure : la situation est sous contrôle. Pas besoin de s’alarmer. Cependant, au bas peuple, c’est l’espoir, ou l’espérance qui fait vivre.

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