Les élections présidentielles de 2025 approchent à grands pas au Cameroun, et avec elles émergent de nouveaux partis politiques et mouvements à vocation politique. Alors que certains groupes se forment pour soutenir différents candidats potentiels, un mouvement en particulier, le Mouvement citoyen des franckistes pour la paix et l’unité du Cameroun (MCFP), se démarque par son engagement précoce en faveur du fils du chef de l’État comme potentiel successeur.
Le MCFP, qui existe depuis plusieurs années, a été l’un des premiers à anticiper l’investiture du fils lors de la précédente élection présidentielle en octobre 2018. Convaincu que le pouvoir sera transmis à leur champion, ce mouvement citoyen a activement travaillé à faire connaître leur candidat, Franck, dans l’espoir de le voir succéder à son père. Cependant, l’arrivée d’autres mouvements soutenant la même cause à quelques mois de l’échéance électorale a suscité des tensions au sein des frankistes.
Le leader du MCFP a vivement critiqué l’intérêt porté par le Mouvement citoyen pour la paix et l’unité (MCPU) à leur champion. Il a exprimé son indignation face à la multiplication des mouvements soutenant la même cause, craignant que cela ne conduise à la dispersion des troupes. Le leader du MCFP accuse ces nouveaux arrivants de vouloir profiter du travail accompli par son mouvement, affirmant qu’ils cherchent à récolter là où d’autres ont semé. Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre avec la presse à Yaoundé.
Il est donc évident que les membres du MCFP, pionniers parmi les franckistes, voient déjà les fruits de leur labeur prendre forme. Ils espéraient récolter et savourer ces fruits sans partage. Cependant, l’arrivée d’un nouvel acteur sous le même arbre risque de bouleverser cet équilibre précaire et d’imposer un partage inattendu.
Pendant ce temps, le candidat tant convoité par ces différents groupes politiques reste silencieux, gardant un mutisme qui semble être ancré dans ses gènes. Néanmoins, selon des sources, il a récemment célébré son anniversaire à Bafoussam, la capitale régionale de l’Ouest.
Ces tensions internes au sein des frankistes soulèvent des questions quant à l’unité du mouvement et à sa capacité à maintenir son soutien exclusif envers leur candidat. Alors que les élections présidentielles de 2025 se rapprochent, il sera intéressant de suivre l’évolution de cette situation et de voir comment les différents mouvements politiques parviendront à concilier leurs intérêts communs tout en préservant leur identité distincte.







