Une lutte acharnée pour le contrôle du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) et du Mouvement Progressiste (MP) anime actuellement la scène politique camerounaise. Les protagonistes de ces querelles intestines, Cabral Libii et Robert Kona pour le PCRN, ainsi que Jean-Jacques Ekindi et Hilaire Nzipang pour le MP, se disputent le leadership de leurs partis respectifs, révélant les dessous d’une crise profonde.
Le PCRN est en proie à une guerre de pouvoir entre Cabral Libii et Robert Kona. Les exclusions mutuelles annoncées fin mars par les deux rivaux ont plongé le parti dans une confusion totale. La question de la légitimité pour représenter le PCRN aux élections à venir, notamment la présidentielle de 2025, demeure en suspens. L’issue de ce conflit, arbitré par la justice et l’administration, déterminera la participation de Cabral Libii à ces élections ainsi que l’acceptation des listes par Elecam.
Quant au MP, la réapparition de Jean-Jacques Ekindi, ancien coordinateur général démissionnaire, soulève des questions sur le leadership du parti. Sa convocation d’une convention extraordinaire contestée par Hilaire Nzipang révèle les tensions internes. Cette lutte pour le contrôle du MP en cette année pré-électorale interroge sur les véritables motivations des acteurs politiques.
Ces querelles au sein du PCRN et du MP reflètent les divisions profondes qui affligent la politique camerounaise. Les exclusions et démissions de militants de premier plan exacerbent le désintérêt croissant des citoyens pour la politique. La désillusion face à une classe politique perçue comme corrompue et obsédée par le pouvoir nuit à l’engagement civique et à la participation électorale.
En parallèle, le président Paul Biya semble proposer une alternative avec son projet de société renouvelé. Alors que les querelles politiques se multiplient, certains cherchent un refuge dans la vision du président Biya, offrant ainsi une lueur d’espoir dans un paysage politique marqué par l’incertitude et les luttes de pouvoir incessantes.







