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Bataille : Fame Ndongo corrige la copie de Maurice Kamto

Le ministre de l’enseignement supérieur vient de faire une sortie dans laquelle il fait un cours magistral au président du Mrc.

Après de deuxième ultimatum de Maurice Kamto à Paul Biya, Jacques Fame Ndongo vient de publier un texte fleuve où il s’en prend au président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Dans un texte de 9 pages publié vendredi dernier, Kamto demande au président de la République de « montrer une preuve physique de ce que c’est bien lui qui est aux commandes de l’Etat». Faute de quoi, prévient ce dernier : « Nous nous trouverions dans l’obligation d’engager les procédures juridiques adéquates pour obtenir le constat, par les instances compétentes, de la vacance présidentielle».

En guise de droit de réponse, c’est Jacques Fame Ndongo qui monte au créneau. Pour lui, Maurice Kamto, enseignant de droit dans les universités, a « transgressé sciemment les principes du droit constitutionnel». Pour lui, Maurice Kamto a fait une « grave défaillance» lexicale dans sa sortie. « L’on peut aussi noter une « innovation orthographique » « FONDS », sans la consonne «s», à la page 4, point 9 de ses imprécations sisyphiennes : sans «s», ce substantif signifie bien le « précipice » voire le néant que nous évoquions tantôt ».

« Fonds » sans «s»

La suite est un cours magistral, « Mais, en fait, il s’agit du « fondus » (en latin) qui a une connotation pécuniaire. Ecrire « fonds » sans «s» (avec, sémantiquement, une dénotion financière) est une « grave défaillance » lexicale que le lecteur lambda peut constater. Idem pour la locution adverbiale «a fortiori » (P. 6, ligne 20). Elle s’écrit sans accent grave sur la voyelle «a». Et quid de cette «innovation » syntaxique (« Je me sens le devoir d’interpeller, de proposer … le peuple camerounais »? (p1, ligne 10) où celui qui a rédigé la « Déclaration » mélange un verbe qui exige un complément d’objet direct et un autre qui induit un complément d’objet indirect ? »

« S’il existe des innovations audacieuses dans la « Déclaration » du 3 avril 2020, elles sont donc lexicales et syntaxiques. Mais, il s’agit, de toute évidence, des incongruités et des tares langagières que l’on aura tôt fait d’attribuer à la secrétaire ou à l’infographe », conclut le ministre.

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