Dans une tribune consacrée au Ballon d’Or 2026, le journaliste Benjamin Zébazé salue le sacre de Harry Kane, qu’il considère comme un signal positif face à la place grandissante des statistiques individuelles dans le football. Il critique la recherche de performances personnelles au détriment du collectif et relance le débat sur les critères de désignation du meilleur joueur du monde.
Le sacre de Harry Kane au Ballon d’Or 2026 est accueilli favorablement par Benjamin Zébazé. Dans une tribune intitulée « Les votants ont sauvé le Ballon d’Or », l’auteur voit dans cette distinction une occasion de remettre le jeu collectif au centre du football, à une époque où les statistiques individuelles occupent une place croissante dans les débats.
Pour Benjamin Zébazé, la récompense, créée par le magazine France Football, a progressivement évolué dans sa perception publique. Il rappelle qu’à ses débuts, le trophée récompensait le meilleur joueur européen, avant de devenir une distinction internationale dont les critères d’appréciation alimentent régulièrement les discussions.
L’auteur estime que le Ballon d’Or devrait avant tout récompenser les joueurs capables d’influencer le jeu de leur équipe et de contribuer à ses succès, plutôt que ceux dont les performances se résument principalement aux buts inscrits.
Lire la tribune de Benjamin Zébazé :
LES VOTANTS ONT SAUVÉ LE « BALLON D’OR »
Autrefois, cette récompense imaginée par le groupe médiatique « l’Equipe », récompensait le meilleur joueur européen.
A l’époque, le ballon d’or élu était un joueur qui avait le plus d’impact sur le jeu de son équipe; celui qui entraînait le groupe vers les sommets.
PUIS VINT LE « TRIOMPHE » DES STATISTIQUES
Tout change avec l’époque des statistiques qui, à mon avis, va tuer le jeu. Lorsque vous avez des joueurs comme Christian Ronaldo ou Lionel Messi qui marquent beaucoup de buts; qui bonifient le jeu de leur équipe respective tout en offrant du spectacle, qu’il soit élu « Ballon d’or » ne me pose aucun problème.
Ce qui me choque particulièrement aujourd’hui, c’ est de voir sur le terrain des joueurs qui ne font aucun effort collectif; qui confisquent tous les penalties; les coups francs… profitent de leur adresse devant le but pour prétendre être sur le toit de la planète Football.
UN JEU COLLECTIF AVANT TOUT
Je ne cesserai de rappeler aux amoureux du football que pour ses créateurs, il s’agissait d’un jeu collectif. Si on veut mettre sa « tronche » en avant, on fait du tennis, de l’athlétisme…
Parceque selon les réactions des supporters fanatiseés et lobotomisés par la propagande des médias, un défenseur ou un gardien de but n’a plus aucune chance d’être récompensé : au nom de quoi ? Avant, Courtois, le gardien du Réal, aurait été un candidat redoutable.
Franck Beckenbaeur ( vainqueur en 1972 et 1976) était un défenseur central comme Mathias Sammer (1996): ils ne marquaient pas de buts, ne tiraient ni penalties ni coups francs mais étaient les moteurs de leurs équipes.
Johan Cruyff (1971, 1973, 1974) était le maître à jouer des Pays-Bas, du Fc Barcelone et surtout l’un des inventeurs du football actuel: il ne monopolisait pas les penalties et les coups francs.
Je pourrais dire la meme chose du soviétique Oleg Blokhine lauréat en 1975 ou du danois Alan Simonsen en 1977, de l’anglais Kevin Keegan en 1978 et 1979.
POURQUOI KANE BALLON D’OR PEUT SAUVER LE FOOT BALL ?
On veut tuer notre sport préféré avec le marketing autour de stars parfois survendues. On dénature l esprit du jeu et les statistiques détruisent le comportement de certains.
Regardez Lamine Yamal, mon joueur préféré à l heure actuelle: il n’est visiblement pas doué pour les coups francs et le penalties mais puisqu’il faut soigner ses statistiques, il s’y essaye avec plus ou moins de succès.
En définitive:
– Harry Kane est le ballon d’or qu’il fallait pour arrêter cette spirale. Généreux sur le terrain où on le voit partout entrain d’aider ses petits camarades, il est un formidable leader qui plane sans bruit sur le jeu de son équipe : il marque beaucoup de buts et son équipe a gagné de nombreux titres.
– Mbappe, suivi par Yamal, ont inauguré quelque chose de très dangereux pour le football. Jamais dans l’histoire du foot en général et du ballon d’or en particulier, on a entendu un joueur prétendre être le meilleur.
Ni Pelé, ni Maradona, ni Cruyff, ni Platini, ni Messi…n’ont un jour osé une telle sortie. Rien que pour cela, c’est une bonne chose que Kane ait été élu sinon cela risquait d’ouvrir une boîte à pandore. D’ailleurs, j’attend la publication des votes pays par pays pour savoir si les africains, qui pesaient lourd, n’ont pas répondu massivement à l’appel masqué de Mbappe.
– J’aurais voté pour Lamine Yamal, certainement par pure « mauvaise foi » car je trouve qu’il reste, avec Olise, une des rares lumières qui éclairent le jeu.
Mais il ne faut pas oublier qu’il n’a pas joué en fin de saison pour cause de blessure; blessure qui l’a en outre handicapé pendant le mondial.
Quand à Mbappe, il est à sa place.
Qui peut m’expliquer ce que Ferran Torres fait sur la liste des lauréats ?
Bravo au prince HARRY.
Benjamin Zébazé

