Des vidéos récemment apparues montrent des combattants lourdement armés des séparatistes incendiant un véhicule blindé et un bâtiment où étaient logées les forces de contrôle des frontières camerounaises. Dans l’une des vidéos, un combattant déclare : « C’est Lus, la frontière avec le Nigeria. Pendant que nous tirons, les gens au Nigeria entendent les coups de feu.«
Les séparatistes ont également révélé la présence du « Major Général Capo », qui semble être le chef du groupe. Les combattants affirment que l’équipe mixte présente à la frontière extorquait de l’argent aux Camerounais anglophones se rendant au Nigeria voisin. « Nous sommes ici depuis trois jours, à tirer sans relâche« , crie une personne en arrière-plan. Un autre ajoute : « Nous ne savions même pas que leurs espions emportaient leurs armes, mais nous sommes heureux. Nous voulions juste prendre le contrôle de ce poste de contrôle, pas des armes. »
Cependant, ils ont ensuite montré des armes et des équipements militaires saisis aux gendarmes. L’ADF et les Bui Unity Warriors sont soupçonnés d’avoir mené cette attaque le 6 septembre 2023. Le village de Lus se situe entre Kom, dans la division de Boyo, région du Nord-Ouest, et le Nigeria.
Cette attaque soulève de sérieuses préoccupations quant à la sécurité à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Les autorités compétentes doivent prendre des mesures pour renforcer la sécurité dans cette région et empêcher de telles attaques de se reproduire. Il est également essentiel de s’attaquer aux problèmes de corruption et d’extorsion qui ont été allégués par les combattants séparatistes. Une enquête approfondie devrait être menée pour établir la vérité et prendre les mesures appropriées.
Il est crucial que les pays voisins collaborent étroitement pour protéger leurs frontières communes et prévenir les activités criminelles transfrontalières. La coopération en matière de renseignement et de sécurité est essentielle pour garantir la stabilité et la sécurité de la région.
Il est également important de souligner que la résolution pacifique des conflits et le dialogue sont des moyens plus efficaces pour résoudre les problèmes sous-jacents qui conduisent à de tels actes de violence. Les autorités doivent s’engager dans un dialogue inclusif avec toutes les parties concernées afin de trouver des solutions durables et pacifiques pour mettre fin à la crise dans la région anglophone du Cameroun.







