L’Assemblée nationale du Cameroun a franchi une nouvelle étape dans la réforme du système électoral.
Réunie le lundi 30 mars 2026 au Palais de Verre de Ngoa-Ekellé, la Conférence des Présidents, sous la conduite du Très Honorable Théodore Datouo, a déclaré recevable un projet de loi visant à modifier certaines dispositions du Code électoral de 2012. Au centre de cette réforme figure la question de la prorogation des mandats des conseillers municipaux.
Jusqu’ici limitée à 18 mois par l’article 170, cette prorogation pourrait devenir plus flexible si le nouveau texte est adopté. Le Gouvernement justifie cette réforme par les contraintes logistiques et organisationnelles liées à la préparation des échéances électorales.
En effet, l’article 170 du Code électoral autorise le président de la République à prolonger le mandat des conseillers municipaux pour une durée maximale de dix-huit mois.
Une première prolongation de quinze mois, promulguée le 24 juillet 2024 et reportant leur mandat du 25 février 2025 au 31 mai 2026, a été accordée. Le chef de l’État sollicite une seconde prolongation afin de faciliter la mobilisation des ressources nécessaires à l’organisation matérielle et logistique des élections.
Pour ce faire, l’article 170 du Code électoral doit être modifié. Le gouvernement demande une prolongation sans limitation de durée. Le projet de loi a été déposé en séance plénière par le Président de la Chambre, en présence du Ministre délégué à la Présidence chargé des relations avec le Parlement, François Wakata Bolvine, du Greffier de la Chambre, André Noel Essian, et de la Secrétaire des séances, l’Honorable Céline Mendouga.
Le projet de loi sera examiné prochainement par la Commission des Lois constitutionnelles et défendu par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Cette réforme pourrait avoir des répercussions importantes sur le calendrier électoral à venir au Cameroun.

