Junior Ngombé, un jeune camerounais actif sur les réseaux sociaux, a été arrêté après avoir posté une vidéo réagissant à l’interpellation et l’extradition de l’activiste Steve Akam depuis le Gabon vers le Cameroun. Ngombé a été interpellé le mercredi 24 juillet et est actuellement détenu dans les cellules du Secrétariat d’État à la Défense (SED) à Yaoundé.
Dans sa vidéo, Junior Ngombé adressait un message direct aux autorités camerounaises : « Chères autorités, nous ne sommes pas vos ennemis. Les Camerounais vous ont élues. » Il appelait à l’acceptation des voix dissonantes pour améliorer la gouvernance du pays. Cet appel à la tolérance et à l’ouverture lui a valu une privation de liberté.
L’arrestation de Junior Ngombé a provoqué une vague d’indignation parmi les citoyens camerounais et les défenseurs des droits humains. Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a publié un communiqué demandant au président Paul Biya de libérer immédiatement le jeune activiste. Kamto a souligné que Ngombé n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression en invitant les autorités à écouter des opinions divergentes.
L’opposition politique, ainsi que plusieurs organisations de la société civile, se sont également mobilisées pour demander la libération de Junior Ngombé. De nombreux influenceurs, artistes et citoyens ordinaires ont exprimé leur soutien sur les réseaux sociaux, reprenant le hashtag #LibérezJuniorNgombé.
Cet événement met en lumière les tensions persistantes entre le gouvernement camerounais et les voix critiques, ainsi que les défis en matière de liberté d’expression dans le pays. La communauté nationale et internationale suit de près l’évolution de cette situation, espérant une résolution rapide et pacifique.






