Le militant du SDF Alex Nguépi demande aux journalistes de refuser l’acte posé par le MRC contre leur confrère Henri Ulrich Ngoko Kamgang.
Alex Nguépi, militant au Social Democratic Front (SDF), n’accepte pas qu’un parti politique traîne en justice un journaliste pour des propos tenus par un panéliste.
« Assiste-t-on à un musèlement des médias ? Les journalistes doivent dire non à ce genre de comportement, c’est une dérive autoritaire. Un parti politique est un acteur public, sa tolérance à la critique doit être la plus élevée. Je tiens juste à rappeler que les peines privatives de liberté pour diffamation sont contraires à la Charte africaine des droits de l’homme. Les libertés d’expression protègent aussi des propos qui fâchent, heurtent ou inquiètent. Pourquoi faire appel au référent quand on est amplement dans les délais ?
Traduire un journaliste en ligne pour faire taire la critique est une règle antidémocratique, cela n’aide pas l’opposition. Imaginez que le RDPC en fasse autant, alors tous les Camerounais seront des prisonniers ambulants. Une fois de plus vous donnez le prétexte à la dictature pour nous fouetter », a-t-il écrit.
À titre de rappel, le MRC a traîné en justice le journaliste Henri Ulrich Ngoko Kamgang. Il se trouve que ce dernier avait invité au cours d’une émission Salomon Beas, ancien militant du MRC. Celui-ci a accusé le parti de la Renaissance d’être derrière une cabale contre Samuel Eto’o.
« Le MRC payait les influenceurs pour détruire Samuel Eto’o et Maurice Kamto le savait », avait-il déclaré.
Il est à noter que Salomon Beas aussi est poursuivi par le MRC tout comme le journaliste Henri Ulrich Ngoko Kamgang.

