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Affaire Glencore : Transparency international Cameroon demande la création d’une commission d’enquête pluri-acteurs

Cette entité devrait notamment comprendre l’État, la société civile et le Parlement.

Les réactions à la suite de l’affaire Glencore international AG s’enchaînent. Transparency international Cameroon est allée de sa contribution. Cet organisme de la société civile demande la mise en place d’une commission d’enquête après les aveux d’attribution de pots de vin à des responsables de la SNH et de la SONARA. «Transparency international

Cameroon (Tl-C)…joint sa voix à toutes celles des personnalités qui ont dénoncé cet acte criminel, pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête pluri-acteurs (État, société civile, parlementaires etc) afin que les responsabilités soient ‘dégagées. Tl-C interpelle avec force les entités mises en place par pour lutter contre la corruption à l’instar de la Conac, l’Anif, et la Chambre des comptes afin qu’elles s’engagent pour établir la vérité dans cette affaire qui éclabousse le Cameroun tout entier» assure Me Henri Njoh Manga Bell.

Pour cette structure, des défaillances au sein de la gouvernance sont à l’origine de cette situation. Notamment le non- respect de la publication des contrats et licences relatifs au secteur minier, pourtant imposés par la législation.

«Il n’est point besoin de rappeler que le Cameroun est engagé dans l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) dont l’une des exigences est la publication des contrats et licences. Cette nouvelle affaire aurait pu être évitée si cette exigence avait été respectée.

L’affaire Glencore n’est sans doute que la face visible de d’un iceberg qui témoigne de l’opacité observée autour des conventions minières. Il est indispensable que la bonne gouvernance guide les contrats miniers afin que le sous-sol du Cameroun soit préservé et qu’il profite à l’ensemble des Camerounais et non à quelques individus qui usent de leur position pour s’enrichir de manière illégale.»

Déclaration d’Adolphe Moudiki

Au-delà de la condamnation des sociétés mises en cause et la demande de création d’une commission d’enquête, Transparency international Cameroon critique la sortie d’Adolphe Moudiki. Sortie, matérialisée par un communiqué dans lequel le Directeur général de la – Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) nie les faits et demande que soient administrées des preuves.

«Le plus haut responsable de la SNH est un magistrat. Il a le potentiel pour savoir comment les choses se passent dans ces cas-là. Il sait aussi que … quand quelqu’un a avoué un crime, Y-a-t-il meilleure preuve? Si on doit admettre que cet aveu a été fait devant des juridictions étrangères, il serait bon, non pas de demander des preuves, mais d’aller dans le dossier de procédure pour actéder aux preuves qui ont accompagné cet aveu» soutient le président de Tl-C.

Alors que les interpellations du gouvernement et de la justice se multiplient au sujet de l’affaire Glencore, la Commission nationale anti-corruption (Conac) ne s’est pas encore prononcée. Elle a pourtant été interpellée par plusieurs acteurs politiques ainsi que des organismes.

En rappel, le Groupe Anglo-suisse Glencore international AG, évoluant dans le négoce des produits pétroliers a plaidé coupable devant des tribunaux Anglais et Américains, de faits de corruption dans l’octroi de certains marchés en Amérique latine et en Afrique. Ces révélations impliquent le Cameroun, dont certains fonctionnaires de la SNH, et de la Société Nationale de raffinage (SONARA) auraient reçu un montant d’environ 7 milliards de FCFA.

La Nouvelle Expression

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