Un tribunal zambien a rendu son verdict vendredi 7 juin 2024, condamnant vingt-deux ressortissants chinois à des peines de prison allant de 7 à 11 ans pour leur implication dans des activités de cybercriminalité.
Les accusés ont plaidé coupables de divers chefs d’accusation, notamment de fraude sur Internet et d’escroquerie en ligne visant des victimes en Zambie, ainsi qu’à Singapour, au Pérou et aux Émirats arabes unis. En plus de leurs peines de prison, ils ont été condamnés à payer des amendes allant de 1 500 à 3 000 dollars.
Ces condamnations font suite à l’arrestation en avril d’un groupe de 77 personnes, principalement des Zambiens, impliquées dans ce qui a été décrit comme un « syndicat sophistiqué de fraude sur Internet ». Parmi eux, un ressortissant camerounais a également écopé d’une peine similaire.
Nason Banda, Directeur général de la Drug Enforcement Commission, a expliqué que l’enquête avait débuté après une hausse des plaintes concernant des pertes financières inexplicables sur des téléphones portables et des comptes bancaires. Lors du raid d’avril, les autorités ont saisi plus de 13 000 cartes SIM locales et étrangères, ainsi que deux armes à feu avec 78 cartouches.
L’entreprise chinoise Golden Top Support Services est au cœur de cette affaire, ayant employé des jeunes Zambiens pour utiliser les cartes SIM dans le cadre de communications trompeuses sur des applications comme WhatsApp et Telegram. Les ressortissants zambiens arrêtés ont été libérés sous caution pendant que l’enquête se poursuit.
Ali Kingston Mwila, analyste en cybersécurité, a souligné que des questions persistent quant aux montants exacts détournés et à l’usage des armes saisies, mettant en lumière les défis croissants liés à la cybercriminalité et à la fraude en ligne dans la région.
Cette affaire illustre les efforts des autorités zambiennes pour lutter contre les crimes numériques transfrontaliers et protéger les citoyens contre les préjudices financiers causés par de telles activités illégales.






