l’essentiel
Début décembre, une vingtaine d’automobilistes ont été piégés après avoir fait le plein au Casino Hyperfrais de Fenouillet. Le carburant a été frelaté et les moteurs ont calé. L’indemnisation est en attente…
Faire le plein de sa voiture est a priori un geste banal du quotidien, mais cela peut aussi devenir un gros casse-tête ! Comme celle vécue par des dizaines d’automobilistes clients de la station-service Casino Hyperfrais de Fenouillet, dans la banlieue toulousaine.
Le piège s’est refermé sur eux le vendredi 7 décembre, en fin d’après-midi. « J’ai pris de l’essence et je me suis garée sur le parking du centre commercial pour aller faire des courses dans la galerie marchande, raconte une jeune femme. C’est en partant que j’ai senti que ma Renault n’avait pas de pick-up. pour brouter, il n’a plus eu d’accélération et s’est finalement arrêté. » La conductrice se retrouve coincée au milieu de la Nationale 20, obligée de se faire aider pour pousser son véhicule jusqu’au bord de la route.
Un expert mandaté
« Sur le coup, je me suis dit que j’avais fait une erreur à la pompe et que je l’avais confondu avec du gasoil, mais avec la facture, j’ai compris que ça ne venait pas de là ». Un coup de téléphone à la station-service confirme qu’il y a bien un problème de ravitaillement en carburant et que l’automobiliste n’est pas le seul à être tombé en panne, vu l’avalanche d’appels de naufragés depuis la route. « On nous a dit qu’on nous rappelait, mais on n’avait personne », peste la jeune femme, qui ne lâche pas le morceau.
Le lendemain, à l’accueil du grand magasin, on lui annonce qu’un expert est venu tenter d’analyser le problème, mais lundi, Casino précise que le résultat de l’expertise ne viendra pas avant un mois. Entre-temps, sa voiture a été reprise par le garagiste à qui elle avait acheté sa voiture il y a un mois. Pour le professionnel, il n’y a aucun doute, la panne est due à la présence d’eau dans l’essence…
Résultat : vidange du réservoir, changement de pompe et de bougies. « Je l’ai eu pour 1 300 euros et j’ai récupéré mon véhicule 15 jours plus tard. C’est long quand on n’a pas d’autre moyen de transport », confie notre automobiliste. Qui n’a pas lâché l’affaire. A force d’appels téléphoniques et de mails, elle a fini par apprendre qu’un dossier avait été ouvert auprès d’un assureur, Siaci-Saint-Honoré, pour indemniser les victimes, une vingtaine qui se sont pour l’instant dénoncées…
« J’ai eu beaucoup de chance, par rapport à tous les plaignants qui n’ont toujours pas eu de réponse, poursuit-elle. Mais j’ai dû harceler l’assurance pour qu’ils me répondent et me disent que je pouvais commencer les travaux et qu’ils seraient…
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