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un secteur en manque de ressources

Il y a tout juste un an, en pleine campagne présidentielle, Emmanuel Macron déclarait à Belfort son amour pour le nucléaire. Deux ans après la fermeture de Fessenheim et l’arrêt du projet de réacteur Astrid de quatrième génération, les mots sont ambitieux. Mais leur traduction concrète se fait attendre depuis longtemps. Le projet de loi « pour accélérer le nucléaire », discuté ce mardi par les sénateurs, croise celui relatif au développement des énergies renouvelables, adopté in extremis le 10 janvier, en première lecture, à l’Assemblée nationale. Si le calendrier est serré et donne l’illusion d’une politique coordonnée, les textes présentés manquent de portée.

Il y a quelques jours, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a elle-même admis que les dix articles du projet de loi d’accélération nucléaire n’avaient pas pour but « décider de la place du nucléaire dans le mix énergétique », ni agir « programmation énergétique ». Non. L’objectif est de « gagner du temps »en simplifiant les démarches administratives pour ne pas entraver « la voie de la construction des EPR (réacteurs de nouvelle génération – ndlr) à l’horizon 2035-2037 »continua-t-elle en promettant « un premier coulage de béton (…) d’ici la fin du quinquennat, donc 2027 ».

« Un exercice de communication », résume le sénateur communiste Fabien Gay, qui liste toutes les lacunes de la loi : sur le financement, sur la régulation des marchés, sur l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), sur le choix de technologie entre EPR et SMR (petit réacteur modulaire), sur contrôle public de la relance du nucléaire, sur la fermeture programmée de douze tranches, ou encore sur l’avenir des tarifs réglementés.

Pour l’élu, tous ces éléments fondamentaux devront attendre d’être intégrés dans une loi structurante, dite « programme quinquennal énergie et climat »chargé de fixer les trajectoires des différentes sources d’énergie entre 2028 et 2033. Ce n’est qu’alors que seront détaillées les véritables ambitions de l’exécutif, mais aussi, la réalité du programme de relance du nucléaire.

Bref, l’exécutif semble opérer dans la mauvaise direction. Cependant, la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine nous incite à agir au plus vite et change aussi la nature du débat. Selon un sondage Ifop pour le journal du dimanche, 75 % des Français souhaitent que le nucléaire fasse partie du prochain mix énergétique national et 65 % sont favorables à la construction de nouveaux EPR. A ce contexte s’ajoutent les perspectives tracées par RTE – le gestionnaire du réseau électrique – sur la consommation nationale, qui pourrait croître jusqu’à 90 % dans le futur, en cas de réindustrialisation.

« Perte de compétences industrielles »

Dans son allocution, Emmanuel Macron s’est engagé à…

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