Selon la presse belge, l’eurodéputé Marc Tarabella aurait perçu « entre 120.000 et 140.000 euros » en plusieurs versements pour son aide dans des dossiers liés au Qatar. Trois autres personnes sont également incarcérées dans ce dossier de corruption.
L’eurodéputé belge Marc Tarabella, privé il y a huit jours de son immunité parlementaire, a été arrêté par la police dans la matinée du 10 février dans le cadre de l’enquête de la justice belge sur des soupçons de corruption au sein du Parlement européen impliquant le Qatar et le Maroc.
L’élu socialiste de 59 ans, domicilié en région liégeoise (Est), a été conduit pour être entendu dans les locaux de la police judiciaire fédérale à Bruxelles, selon un porte-parole du parquet fédéral.
A l’issue de cette garde à vue, qui ne peut excéder 48 heures, il pourra être présenté au juge d’instruction chargé de l’enquête.
« Entre 120.000 et 140.000 euros » versés à l’eurodéputé belge ?
Parallèlement à l’interpellation, plusieurs bureaux de la mairie d’Anthisnes (Est) – dont Marc Tarabella est maire – ont été perquisitionnés, selon le parquet fédéral. Une autre perquisition visait également « un coffre-fort bancaire situé à Liège » lui appartenant.
Trois personnes sont actuellement incarcérées dans cette affaire, dont l’eurodéputée grecque Eva Kaili, déchue de son poste de vice-présidente du Parlement en décembre. Les deux autres sont le compagnon de ce dernier, l’assistant parlementaire Francesco Giorgi, et l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri, également italien.
Pier Antonio Panzeri, suspect clé dans l’affaire, qui a reconnu avoir orchestré cette ingérence de plusieurs puissances étrangères dans la politique européenne, a mis en cause Marc Tarabella devant les enquêteurs. Selon la presse belge, l’Italien a affirmé en décembre avoir versé « entre 120.000 et 140.000 euros » en plusieurs versements à l’élu belge, pour son aide dans les dossiers liés au Qatar.
A Bruxelles, les enquêteurs ont mis la main sur 1,5 million d’euros en liquide lors de plusieurs perquisitions en décembre, notamment aux domiciles de Pier Antonio Panzeri et Eva Kaili.
Marc Tarabella a nié avoir reçu « de l’argent ou des cadeaux en échange de [ses] Opinions politiques ». Les autorités du Qatar et du Maroc ont également fermement démenti ces soupçons de corruption.
Un autre élu du Parlement européen, l’Italien Andrea Cozzolino, est dans le collimateur du juge chargé de l’enquête. Son immunité parlementaire a été levée en même temps que celle de Marc Tarabella, le 2 février, par un vote en plénière de la seule institution élue de l’UE. Ce jour-là à Bruxelles, Marc Tarabella avait lui-même voté la levée de son immunité, se disant prêt à répondre aux questions des enquêteurs.
Toutes les actualités du site n’expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons…
Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com






