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Transport en Afrique centrale : à Bangui, un atelier régional trace la voie pour éradiquer les entraves sur les corridors de la CEMAC

Réunis le 14 août 2025 à Bangui, les acteurs du secteur des transports de la République Centrafricaine et de la sous-région ont formulé une série de recommandations concrètes pour lutter contre les pratiques anormales sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena.

À l’initiative de l’Institut Sous-Régional de la Statistique et de l’Économie Appliquée (ISSEA), avec le soutien financier de l’Union Européenne, le deuxième atelier national de suivi du projet OPA-AC s’est tenu dans la capitale centrafricaine.

Cette rencontre, placée sous l’égide du ministère des Transports et de l’Aviation civile, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les entraves persistantes à la libre circulation des personnes et des marchandises sur les principaux corridors de la CEMAC.

L’accent a été mis sur les pratiques anormales qui plombent l’économie sous-régionale : contrôles abusifs, multiplicité des postes de péage, rackets, ou encore surcharge réglementaire.

En analysant les résultats des enquêtes menées en 2023 et 2024 sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena, les participants ont dégagé une série de recommandations pratiques, orientées vers des réformes structurelles.

À l’échelle communautaire, la CEMAC est appelée à harmoniser les systèmes de pesage entre ports et corridors, à mieux encadrer le transport de fret terrestre, et à appuyer le renouvellement du parc automobile vieillissant de la République Centrafricaine.

Une attention particulière est accordée à la formation des agents de la Force de Sécurité Intérieure en charge des contrôles routiers. Des sessions de recyclage devront être organisées afin de professionnaliser davantage les interventions sur le corridor Douala-Bangui.

Les syndicats de conducteurs, quant à eux, bénéficieront d’un soutien pour renforcer leurs actions de sensibilisation à la sécurité routière. Du côté de l’ISSEA, des efforts seront concentrés sur la révision de la matrice de suivi-évaluation des recommandations, pour y intégrer des indicateurs plus représentatifs de la chaîne logistique.

L’institut devra également redynamiser les points focaux du projet OPA-AC et leur fournir les moyens matériels nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

Ces résolutions visent à renforcer l’appropriation du projet par les acteurs nationaux, à améliorer la fluidité du trafic et poser les jalons d’une réforme durable du secteur des transports dans la sous-région.

L’atelier de Bangui marque ainsi une étape décisive dans la volonté partagée d’éliminer les pratiques illicites qui freinent l’intégration économique en Afrique centrale.

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