l’essentiel
Six hommes originaires de Bulgarie et de Turquie ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir fait passer clandestinement des dizaines de migrants de Turquie vers la France et pour leur avoir fourni de faux papiers d’identité.
C’est une affaire tentaculaire et internationale qui vient d’être jugée par le tribunal correctionnel de Toulouse. Pendant deux jours, les magistrats ont décortiqué les éléments d’une enquête menée depuis plus d’un an par les enquêteurs de la police aux frontières (PAF). Dans le box, six hommes de nationalités turque et bulgare. Âgés de 20 à 50 ans, ils sont poursuivis pour avoir fait passer clandestinement des dizaines de personnes depuis la Turquie et donc sans papiers sur le territoire français et pour avoir fourni de faux papiers d’identité en échange d’argent.
Tout a commencé en février 2021, lorsque des policiers de la PAF ont contrôlé des individus porteurs de faux papiers d’identité. Il existe des noms et prénoms d’origine bulgare, mais les titulaires de ces papiers sont de nationalité turque. Grâce à des investigations minutieuses, des écoutes téléphoniques, les enquêteurs identifient les « deux figures de proue » de ce réseau de grande envergure, ainsi nommés par le représentant du parquet lors du procès, ainsi que leurs complices principalement chargés de transporter les passagers clandestins sur la France. sol.
Contre 1 200 euros le trajet depuis les pays de l’Est vers Marseille ou Toulouse via l’Italie puis Menton, des dizaines de personnes ont réussi à franchir les frontières. A leur arrivée, les spécialistes de ce trafic très organisé ont même proposé de délivrer des faux papiers pour la somme de 500 euros. Grâce à ces faux papiers, ils créent des sociétés spécialisées dans le bâtiment à Toulouse. Parmi les prévenus, les deux fils de la tête pensante de ce trafic chargés d’effectuer des allers-retours et de franchir discrètement les frontières défendues par Me Darribere. La police identifie également un homme porteur de faux papiers, défendu par Me Dunac. Après investigations, les enquêteurs comprennent qu’il avait, dans ce trafic très structuré, le rôle d’intermédiaire avec pour mission de mettre en relation les fabricants de faux papiers et les acheteurs.
Un trafic juteux
Le trafic était si important que l’équipe était complétée par un dernier homme chargé également de franchir les frontières incognito avec ces migrants à bord de son minivan, défendu par Me Jocelyn Momasso Momasso. Les prévenus, interrogés par les magistrats, ont en partie reconnu leur implication tout en essayant de minimiser le nombre de déplacements. « Or, nous avons des preuves solides et matérielles que ce trafic a été très rentable,…
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