Pour les Belges, c’était « le procès du siècle ». Après sept mois de débats, le verdict a été rendu le 25 juillet par les douze membres du jury d’assises du procès des attentats de Bruxelles.
Après dix-huit jours de délibéré – les débats avaient été clos le 6 juillet – ils se sont prononcés sur la responsabilité des dix prévenus, impliqués à des degrés divers dans l’affaire opérations suicides survenues le 22 mars 2016, à une heure d’intervalle, à l’aéroport international de Zaventem et à la station de métro Maelbeek, dans la capitale belge.
Les deux principaux accusés, Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, ont été reconnus coupables d’assassinats terroristes. Il s’agit du délit le plus grave retenu devant la cour d’assises de Bruxelles pour juger ces attentats-suicides. Ils risquent une peine d’emprisonnement à perpétuité.
Quatre autres condamnations pour assassinats dans un contexte terroriste
Salah Abdeslam avait déjà été condamné en France à la réclusion à perpétuité pour son implication dans les attentats de Paris, dont il était le seul survivant parmi les kamikazes. Contrairement à Mohamed Abrini, il a affirmé n’avoir joué aucun rôle actif et ses avocats ont plaidé en faveur de l’acquittement.
Des sources concordantes avaient pourtant montré que sa capture par la police belge aurait été le déclencheur des attentats de Bruxelles, les terroristes ayant choisi de revoir leurs plans de peur de voir le détenu livrer des informations sur la cellule terroriste.
Trois autres prévenus avaient, comme Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, déjà été condamnés en 2022 à Paris pour les attentats du 13 novembre 2015 : Osama Krayem, Sofien Ayari et Ali El Haddad Asufi.
Le parquet fédéral avait recherché huit des dix prévenus, considérés comme les « co-auteurs » faits, dans son réquisitoire au printemps. Elle n’a été suivie par le jury populaire que dans six cas.
Les peines ne seront prononcées que dans un second temps, probablement à la rentrée, après une nouvelle phase de réquisitions et de plaidoiries, comme l’exige la loi belge.
Contrôlés par l’Etat islamique, depuis la zone irako-syrienne avec le soutien logistique de complices en Belgique, ces attentats, qui s’inscrivaient dans la continuité opérationnelle des attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), avaient causé la mort de 32 personnes et 340 blessés, l’opération terroriste la plus meurtrière menée en Europe par l’Etat islamique.
Toutes les actualités du site n’expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d’un éditeur humain.
Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com






