Une dernière photo de famille, avant de se lancer dans la course contre la montre engagée par l’exécutif pour imposer sa réforme des retraites. Au Palais du Luxembourg, la gauche s’est réunie en conférence de presse ce mercredi 1er mars pour présenter les grandes lignes de sa stratégie commune face à ce projet de loi dont l’examen devrait débuter dans l’hémicycle jeudi. 2 mars et se terminent au plus tard le 12 mars.
Face au tempo imposé par le recours à l’article 47-1 de la Constitution et aux convergences affichées par le gouvernement et la majorité sénatoriale de droite, communistes, socialistes et écologistes se sont coordonnés pour s’opposer au mieux à la réforme, tout en mettant en avant leurs propositions alternatives.
« Des propositions précises et crédibles pour trouver les moyens de financer le retour à la retraite à 60 ans »
« Face à ce texte injuste et injustifié, il ne devrait y avoir qu’une seule issue : le retrait du texte. Nous pouvons appeler le gouvernement à être sage, à voir la tension dans notre pays », résume l’écologiste Guillaume Gontard à l’unisson de ses confrères.
De plus, des sénateurs de gauche ont voulu avertir « gentil » la majorité sénatoriale : « Il faut qu’ils sachent que même leur électorat est majoritairement contre cette réforme, qu’ils entendent pourtant aggraver », a lancé Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE où siègent les communistes. « Tout au long du débat, nous avancerons des propositions précises et crédibles pour trouver les moyens de financer le retour à cette belle idée, qui s’est concrétisée en 1981 : la retraite à 60 ans »elle a continué en ajoutant » un revenu minimum de 2000 euros bruts ».
En termes d’alternatives, chacun fera cependant entendre sa version puisqu’au Sénat les socialistes sont eux plutôt favorables au maintien de l’homme de 62 ans.
Rien cependant pour saper le combat commun : « Nous avons des divergences, surtout sur 60 ans, et, de notre côté, nous avons combattu la réforme tourangelle, reconnaît Eliane Assassi. Tout ça; on ne l’efface pas, mais on a un point de convergence évident : obtenir le retrait de ce texte ».
« Ce n’est plus une réforme, c’est un jeu de poker menteur : des mensonges sur l’urgence, sur les 1200 euros, sur l’égalité femmes-hommes »
C’est aussi, disent les trois groupes, « débat sur le fond »et montrer la nocivité du projet. « Ce n’est plus une réforme, c’est un jeu de poker menteur : des mensonges sur l’urgence. Mensonge sur les 1200 euros. Mentir sur des questions de difficultés. Mensonge sur l’égalité entre les hommes et les femmes, fustige Guillaume Gontard quand la leader socialiste sur ce texte, Monique Lubin considère aussi « que ce n’est pas un projet de loi de réforme des retraites, même s’il porte ce nom ».
« C’est une loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, on ne…
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