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« Restituez le corps » : le MRC hausse le ton après la mort en détention de Anicet Ekane

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a condamné ce qu’il qualifie de « confiscation » prolongée de la dépouille d’Anicet Ekane, président national du MANIDEM, et exige sa restitution immédiate par le gouvernement.

Dans un communiqué de presse signé le 21 février par le président national du parti, Maurice Kamto, le MRC a exhorté les autorités à restituer sans délai le corps d’Ekane à sa famille, qualifiant cette rétention prolongée d’« incompréhensible » et avertissant qu’elle renforce l’impression d’un « assassinat politique ».

Anicet Ekane a été arrêté le 24 octobre 2025 à Douala et transféré à Yaoundé. Rappelant les conditions de sa détention, le MRC a déclaré qu’il avait été « cagoulé comme un animal sauvage » et détenu au Secrétariat d’État à la Défense (SED), où il aurait été privé d’un appareil médical vital. Il est décédé en détention le 1er décembre 2025.

Selon le MRC, plus de trois mois après ce qu’il qualifie de « perte douloureuse », les circonstances du décès d’Ekane restent floues.

« Pire encore, malgré les nombreuses demandes adressées aux autorités, la dépouille d’Anicet Ekane n’a toujours pas été restituée à sa famille, qui se retrouve ainsi privée, sans raison apparente, du corps d’un être cher et incapable d’organiser ses funérailles et de faire son deuil », indique le communiqué.

Le parti accuse par ailleurs le gouvernement du président Paul Biya de ne pas avoir respecté la dignité d’Ekane après sa mort, indépendamment des divergences politiques.

« Quels que soient les reproches formulés à l’encontre d’Anicet Ekane par le régime, il ne méritait ni le traitement odieux qui lui a été infligé à la fin de sa vie, ni la sanction imposée à sa famille, à ses proches et aux membres de son parti politique », ajoute le communiqué.

Le MRC a également lié l’affaire Ekane au contexte politique plus large qui a suivi la crise post-électorale de 2025 au Cameroun, marquée par de nombreuses arrestations. Human Rights Watch avait précédemment signalé une « répression violente des manifestants et des citoyens ordinaires à travers le Cameroun », la qualifiant d’escalade de la répression.

Le parti exige désormais la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et prisonniers d’opinion du pays.

Lire le communiqué du MRC :

Dénonciation Maurice Kamto

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