Alors que les tensions politiques continuent de secouer plusieurs villes du Cameroun, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, tente de ramener le calme dans les circuits d’approvisionnement.
Dans un communiqué publié ce mercredi, le membre du gouvernement a invité les opérateurs économiques, en particulier ceux du secteur de la distribution, à reprendre immédiatement leurs activités.
Une mesure d’urgence destinée à éviter toute pénurie alimentaire et à garantir un minimum de stabilité économique dans un contexte déjà marqué par la peur et l’incertitude.
« Le ministre du Commerce invite les opérateurs économiques à reprendre sereinement, sans délai, leurs activités afin de permettre aux populations de continuer à s’approvisionner en denrées nécessaires à leur alimentation quotidienne », indique le communiqué.
Le ministre a également voulu rassurer les consommateurs : les stocks de produits de grande consommation seraient, selon lui, suffisants pour couvrir les besoins des ménages « jusqu’à la fin du premier trimestre 2026, voire au-delà ».
Une déclaration qui se veut apaisante, mais qui peine à dissiper les inquiétudes, tant la paralysie observée dans certaines zones urbaines a déjà provoqué une hausse des prix et un ralentissement des livraisons.
En toile de fond, le gouvernement tente d’éviter que la crise politique ne se transforme en crise économique. Depuis le début des manifestations, de nombreux commerces ont baissé leurs rideaux par crainte des violences ou du pillage.
Cette fermeture en chaîne a mis à rude épreuve les circuits de distribution, notamment dans les grandes métropoles comme Douala et Yaoundé.
L’appel du ministre sonne donc comme une tentative de relancer la confiance, dans un climat où la sécurité des biens et des personnes reste loin d’être garantie, malgré les assurances officielles.
Pour nombre d’observateurs, cette communication traduit avant tout l’inquiétude des autorités face à une économie déjà fragilisée par les tensions sociales et politiques.
Car si le ministre promet que « toutes les dispositions sont prises » pour protéger les commerçants, encore faudra-t-il que les forces de l’ordre rétablissent effectivement un climat de sécurité et que la population retrouve la sérénité nécessaire à la reprise des échanges.
En attendant, la peur continue de peser sur les étals, symbole d’un pays en quête d’équilibre entre stabilité politique et survie économique.







