l’essentiel
Pour protester contre la réforme des retraites, une journée de mobilisation d’ampleur est annoncée jeudi 19 janvier. Mais quels sont les droits des grévistes privés et publics ? La Dépêche du Midi fait le point sur la législation en vigueur.
Après la présentation de la réforme des retraites par le gouvernement, les syndicats ont appelé à une mobilisation massive dans de nombreux secteurs, ce jeudi 19 janvier. Que ce soit dans le privé ou dans le public, la mobilisation pourrait être massive. L’opportunité pour La Dépêche du Midi de reconsidérer ce qui est autorisé ou non pour les salariés qui souhaitent se désengager.
Qui a le droit (ou pas) de faire grève ?
En France, tous les salariés – qui travaillent dans le secteur privé comme dans le secteur public – peuvent faire usage de leur droit de grève. Cette dernière est une liberté individuelle, garantie par la Constitution française : le texte de loi indique clairement qu’il n’est pas obligatoire d’être syndiqué pour faire grève. Cependant, ce droit doit reposer sur une volonté collective des salariés (au moins deux personnes) : un travailleur qui se mobilise seul ne peut être considéré comme un gréviste. De plus, le débrayage n’est effectif que lorsque le percuteur s’arrête complètement de travailler : il n’est donc pas question de travailler « au ralenti ». L’article L. 1132-2 du Code du travail dispose qu’aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire en raison de l’exercice normal du droit de grève.
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Attention cependant, plusieurs professionnels ne seront pas autorisés à faire grève ce jeudi. C’est le cas, entre autres, des personnels d’active de la police nationale, des CRS, des magistrats judiciaires, des militaires, des personnels des services extérieurs de l’administration pénitentiaire et des personnels des transmissions du ministère de l’Intérieur.
Dois-je prévenir mon employeur ?
Dans le secteur privé, le salarié gréviste n’est tenu de respecter aucun préavis de grève, sauf dans certains secteurs d’activité. C’est le cas par exemple du transport aérien, soumis à une loi datant de 2012 qui oblige les salariés – dont l’absence est susceptible d’affecter les vols – à prévenir la direction de l’entreprise au plus tard 48 heures à l’avance. entreprise avant de participer à une grève.
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