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Record d’affluence à Nîmes contre la réforme des retraites

Nîmes (Gard), envoyé spécial

« Si on veut gagner, il faut tout bloquer ! » Le ton est donné au départ de la manifestation nîmoise aux Jardins de la Fontaine. Sous le soleil du Gard, de nombreuses familles investissent le cortège dans une ambiance chaleureuse. De l’avenue Jean-Jaurès aux arènes de Nîmes, près de 30 000 personnes ont défilé selon les syndicats (7 000 selon la préfecture). « Le jour le plus important depuis le début », assure Hugo Carlos, un militant communiste. L’appel de l’intersyndicale à manifester un samedi pour prolonger le mouvement est bien accueilli. Dans le contexte inflationniste, certains ne peuvent pas se permettre de faire grève à chaque fois.

« Cette journée réunit massivement le secteur public et le secteur privé. Tout le monde est concerné donc je suis content de voir un événement intergénérationnel. Avec les réformes successives qui cassent les acquis sociaux, il y a un ras-le-bol général », observe Yseult, une bibliothécaire qui avait fait l’impasse sur une nouvelle journée de grève mardi dernier. Originaire de Nîmes, elle est venue d’Avignon pour être dans la rue aux côtés de ses proches.

Les habitués des manifestations en semaine constatent avec joie la présence de nombreux nouveaux visages. « D’habitude, je vois beaucoup de connaissances, mais pas aujourd’hui. Cela montre qu’il y a beaucoup de monde., se réjouit Valérie, institutrice de maternelle. Elle ne se voit pas travailler avant 64 ans. « J’aime mon travail, mais la vie est faite d’autres choses », souffle celui qui est désabusé par l’obstination du gouvernement. Même constat avec Nicolas Cadène, candidat aux dernières élections législatives et député au Parlement Nupes : « Il faut être fou pour ne pas voir que cette contre-réforme est massivement rejetée. Le gouvernement, qui parie sur la lassitude, est déconnecté ».

Au cœur du cortège nîmois, on envisage pour les prochains jours plus volontiers d’éventuels blocages qu’une potentielle lassitude. « Normalement, il y a quatre fois moins de monde ici. Mais le gouvernement n’arrive même pas à défendre leur projet, il est logique que les gens descendent dans la rue. Pour nous, c’est une aubaine à saisir. Une victoire ferait beaucoup de bien à nos équipes. », raconte Simon, un artiste nîmois adepte de Bernard Friot et de son concept de salaire à vie pour tous. Il rêve de renverser l’ordre existant.

Chez les jeunes mobilisés, l’idée de lutter « contre le monde établi » en élargissant la contestation est dans toutes les têtes. « Prendre sa retraite à 64 ans dans un monde à +4 degrés, c’est non. C’est important d’être là car les retraites sont la mère des batailles. Et la nouvelle fait peur. Quand on voit que les macronistes viennent de voter contre le repas à 1 euro pour les étudiants, on ne peut pas être indifférents », confie Pierre qui est allé marteler le pavé…

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