Cameroun Actuel

prisonniers entassés, rats, cafards… le contrôleur pénitentiaire freine « l’inertie » du gouvernement

l’essentiel
Dominique Simonnot, le contrôleur des prisons françaises, déplore ce jeudi 11 mai, dans un nouveau rapport, la surpopulation carcérale dans les établissements français. Elle freine au passage « l’inertie coupable » du gouvernement.

Des maisons d’arrêt qui « débordent » et l’État « qui détourne les yeux » : la contrôleure pénitentiaire Dominique Simonnot jugule, dans son rapport annuel publié jeudi 11 mai, « l’inertie coupable » du gouvernement face aux records de surpopulation carcérale en France.

« L’inertie, définition : manque d’activité, d’énergie. Etat de ce qui ne bouge pas ou bouge peu. Synonymes : apathie, immobilité, inaction, facilité », attaque Dominique Simonnot dans l’avant-propos de ce rapport qui dresse un tableau très noir des violations des droits dans les prisons mais aussi dans les hôpitaux psychiatriques ou les centres de détention administrative.

« L’inertie est un mur contre lequel les alertes incessantes du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) se heurtent à l’état déplorable des lieux qu’il visite », déplore l’ancien journaliste du Canard enchaîné. En écho à ses déclarations lors de son arrivée à la tête de cette autorité administrative indépendante, à l’automne 2020. Elle avait alors prévenu qu’elle ne voulait pas « servir d’alibi » et qu’elle entendait voir ses recommandations, bien que non contraignant, appliqué « avec la plus grande fermeté ». « Nous allons essayer d’être acharnés », a également déclaré Dominique Simonnot dans un entretien à l’AFP.

142,2% de taux d’occupation

Près de trois ans après, le contrôleur général tire toujours la sonnette d’alarme alors qu’un nouveau pic historique vient d’être atteint dans les prisons françaises avec 73 080 détenus au 1er avril pour 60 899 places, et un taux d’occupation moyen qui grimpe à 142,2 % dans les maisons d’arrêt.

Cette surpopulation record inflige « des détenus à vivre à trois par cellule, 21 heures sur 24 – dans moins d’1m2 d’espace de vie par personne – pour être grignotés par des punaises de lit, envahis par des cafards et des rats », relate Dominique Simonnot. Elle oblige « 2 100 d’entre eux à dormir sur un matelas à même le sol », pointe-t-elle.

L’autorité indépendante, rappelle-t-elle, « recommande depuis 2017 » la mise en place d’un mécanisme de régulation pénitentiaire inscrit dans la loi, qui permettrait d’examiner les possibilités de laisser un détenu en fin de peine avant de faire venir d’autres détenus. Mais « malgré des démarches insistantes (…), les pouvoirs publics ne semblent pas déterminés à modifier l’état du droit », regrette le CGLPL.

« rance »

Elle fustige la « solution avancée par l’Etat » pour lutter contre le fléau de la surpopulation carcérale, celle de la construction de 15.000 nouvelles places de…

Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com

Cameroun Actuel
Me suivre

Laisser un commentaire

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi

Activer les Notifications OK Non Merci