Le Conseil constitutionnel a reçu 35 requêtes relatives à la publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre, dont trois demandent le rejet de la candidature du président Paul Biya.
Biya, doyen d’âge des chefs d’État, brigue son huitième mandat à 92 ans et figure parmi les 13 candidats validés par Élections Cameroun sur 83 dossiers reçus.
Les requêtes de Léon Theiller Onana, Bertin Kisob et Aboubakar Kamaldine Bello Yaya demandent au Conseil constitutionnel de contraindre Biya à se retirer en retirant sa candidature.
Léon Thieller Onana, conseiller municipal du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir, demande au Conseil constitutionnel de retirer la candidature de Biya et de la rétablir.
Il avait déposé sa candidature à la présidence sous l’égide du RDPC, ce qui constituait une contestation interne directe de Biya.
Cependant, sa candidature a été rejetée, alléguant qu’il n’avait pas été désigné par le RDPC, qui avait plutôt proposé Paul Biya.
Onana ne baisse pas les bras et souhaite que Biya se retire de la course à la présidence. Il avait déjà soutenu, lors de plusieurs interventions médiatiques, que la candidature de Biya était illégale, son mandat de président du RDPC ayant expiré et le parti n’ayant pas tenu de congrès pour le réélire.
Bertin Kisob, président du Parti camerounais pour la justice sociale (CPSJ), incarcéré à la prison de Kondengui à Yaoundé depuis des années en lien avec le conflit séparatiste dans les régions anglophones du pays, réclame également l’annulation de la candidature de Biya.
Sa candidature à l’élection présidentielle a également été rejetée par ELECAM, bien qu’il ait été le premier à se présenter parmi 83 candidats.
Un communiqué d’ELECAM cite neuf raisons pour ce rejet. Parmi les griefs retenus figurent l’absence, dans son dossier, d’un certificat de nationalité, d’une attestation de conformité fiscale, d’un extrait de casier judiciaire, d’une lettre de nomination de son parti, d’un certificat d’inscription sur la liste électorale et du versement d’une caution de 30 millions de francs CFA.
Dans ses trois recours devant le Conseil constitutionnel, il réclame le rétablissement de sa candidature, la disqualification du président Paul Biya et la récusation de tous les membres du Conseil constitutionnel.
Plusieurs autres candidats déboutés demandent également réparation au Conseil constitutionnel. Parmi eux figure l’éminent leader de l’opposition Maurice Kamto, qui demande à l’institution de rétablir sa candidature.
Il a été disqualifié car son parti, le MANIDEM, a présenté plusieurs candidats. Dieudonné Yebga, qui se revendique président du MANIDEM, avait également déposé sa candidature pour le parti, contestant Kamto, qui a été approuvé par Anicet Ekane, reconnu comme président du parti.
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