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Présidentielle 2025 : pourquoi la candidature de Maurice Kamto a été rejetée

« Depuis la publication de la liste des 13 candidats retenus par Élections Cameroun (ELECAM) pour l’élection présidentielle de 2025, le paysage politique évolue différemment.

Au-delà des 70 personnes disqualifiées, le cas du professeur Maurice Kamto suscite des critiques. Selon eux, son élimination est partiale.
Pour clarifier la situation, il est important de revoir la loi régissant la création et l’appartenance aux partis politiques au Cameroun.

Selon l’article 3 alinéa 2 de la loi n° 90/056 du 19 décembre 1990 relative aux partis politiques au Cameroun, nul ne peut appartenir à plus d’un parti politique.

Cette loi stipule clairement et implicitement que chacun doit choisir un seul parti politique et lui rester fidèle, ce qui lui interdit d’être actif dans plusieurs partis simultanément.

La loi précise également que pour démissionner d’un parti politique, la lettre de démission doit parvenir au gouverneur et être validée par le ministre de l’Administration territoriale dans un délai de 14 jours.

À cet égard, le professeur Maurice Kamto n’a pas suivi la procédure appropriée et reste donc invalide.

Cela explique donc le rejet de sa candidature, car, à ce jour, il est toujours président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, malgré sa prétendue démission, et ne peut être investi par un autre parti politique.

En réalité, certains affirment que le professeur Maurice Kamto est la cause de ses propres problèmes et a creusé sa propre tombe.

Nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi il a refusé de se présenter aux élections municipales et législatives de 2020, qui auraient permis au MRC d’avoir des élus pour se présenter à l’élection présidentielle.

La vérité, disent-ils, est amère, mais elle doit être dite. Le professeur Kamto a commis une erreur en ne se présentant pas aux deux élections de 2020.

Une autre raison avancée par ELECAM est le fait que le désormais célèbre MANIDEM a présenté deux investitures, témoignant des luttes intestines au sein du parti qui doivent être résolues avant que le parti puisse se présenter à l’élection présidentielle. Il appartient donc au Conseil constitutionnel de réexaminer le dossier et de rendre son verdict final ».

Par kuh Peter, analyste d’opinion publique

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de Cameroun Actuel

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