Le journaliste Michel Biem Tong lance une pique à Maurice Kamto qui, de son point de vue, a entraîné l’opinion sur un débat qui n’avait pas lieu d’être, étant donné que les textes sont assez clairs sur les conditions d’éligibilité pour être candidat à l’élection présidentielle au Cameroun.
C’est un fait. En décidant de ne pas prendre part aux élections législatives et municipales de 2020, Maurice Kamto s’est compliqué les choses pour sa participation à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre prochain. Tout simplement parce que le fait de n’avoir pas été à ce scrutin, son parti politique, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), n’a aucun élu. Pourtant, les conditions d’éligibilité pour être candidat à l’élection présidentielle sont d’avoir des élus ou d’obtenir 300 signatures pour une candidature indépendante.
Le MRC laissait entendre que l’absence des élus n’était pas un frein. Et que Maurice Kamto ira à cette élection présidentielle sous les couleurs de son parti politique. Puis, il est arrivé la notion du mandat impératif, qui a eu le mérite de diviser encore plus l’opinion et même des éminents juristes. Avec la convocation du corps électoral, on aura très prochainement la liste des candidatures validées par Elecam, étant donné que le dépôt des dossiers a bel et bien débuté. Le MRC rassure sur une candidature de son leader qui respectera la loi. En attendant d’être plus situés, certains comme le journaliste Michel Biem Tong, qui attirait l’attention du parti de la Renaissance sur l’ambiguïté autour de la candidature de leur leader, ne se retiennent pas d’envoyer des piques.
« Vraiment, après c’est pour dire qu’on déteste tel homme politique. Qui peut prendre au sérieux et même voter pour un homme politique qui dit une chose aujourd’hui et fait exactement autre chose ou son contraire demain ? J’ai parfois envie de me demander qui véritablement conseille Maurice Kamto. Après avoir embarqué l’opinion dans un débat inutile et ennuyeux sur les « élus du MRC » (parti qui a pourtant boycotté les législatives et municipales de 2020), sur la nullité du mandat impératif, après avoir proclamé urbi et orbi que le MRC présentera un candidat à l’élection présidentielle car disposant d’élus (en fait les élus investis par d’autres partis mais qui, en cours de mandat, ont rejoint le MRC), après avoir traité de tous les noms d’oiseaux ceux qui leur rappelaient qu’une telle thèse était une vraie « dinguerie », après avoir poussé des pères et mères de famille à défendre la thèse selon laquelle « le MRC a des élus car tout mandat impératif est nul ».
Maurice Kamto et ses partisans semblent être revenus à la raison en négociant leur participation à la présidentielle du 12 octobre prochain avec un parti politique véritablement représenté car disposant de conseillers municipaux dans une commune à l’ouest du pays.
Comment peut-on donc vouloir solliciter les suffrages des Camerounais après avoir traité ces derniers de vauriens, juste parce qu’il rappelait au leader du MRC qu’il était dans l’erreur lorsqu’il déclarait que son parti avait des élus ? », écrit le journaliste.







