Le candidat à la présidentielle, Joshua Osih, a balayé du revers de la main les débats en cours sur une coalition d’opposition à l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre, les qualifiant de diversions orchestrées par le régime en place.
Il s’exprimait à Yaoundé le 19 août après une conférence de presse organisée par son parti, le Front social-démocrate (SDF), au cours de laquelle ils ont dévoilé ce qu’ils ont appelé un « Plan de sauvetage pour le Cameroun », un contrat d’espoir et de responsabilité fondé sur la justice, l’inclusion, la démocratie et l’unité.
Osih a soutenu que rassembler les partis d’opposition n’est pas la solution pour renverser un régime vieux de 43 ans.
« Aujourd’hui, nous savons qu’elle (la coalition) est le laboratoire d’Etoudi, celui de M. Biya qui diffuse des informations pour distraire les Camerounais », a déclaré Joshua Osih.
Il a ajouté que l’idée d’une coalition vise à faire croire aux citoyens que sans l’union des partis d’opposition, ils ne peuvent pas remporter les élections.
« Lorsqu’une personne transmet ces idées, elle ne fait que jouer un rôle dans ce laboratoire… l’objectif ultime est de maintenir l’abstention électorale à son maximum », a-t-il averti.
Osih a également suggéré que les appels à une coalition sont souvent relayés par des organisations de la société civile ou des partis politiques « qui n’ont rien à perdre ».
« Nous croyons en l’union, nous sommes convaincus que l’union fait la force. Cela ne nous pose aucun problème. Mais ce qu’on appelle une coalition n’est pas nécessairement une union », a-t-il souligné.
« Il est risqué de se lancer dans une aventure où un parti qui a tout à perdre s’allie à un autre qui n’a rien à perdre… Le jour où un parti politique qui a tout à perdre, comme le SDF, viendra nous voir pour parler de collaboration, je serai le premier à m’asseoir à la table des négociations.»
Selon Osih, les partis d’opposition devraient chacun être autorisés à présenter leurs visions au peuple. Il a souligné qu’il préférait avoir le plus grand nombre possible de candidats aux élections et s’opposait à ce qu’il qualifiait de manœuvres frauduleuses visant à marginaliser certains candidats.
Il a ensuite souligné que le pays est sous le joug d’une autocratie et que si le régime l’empêche de se présenter, il présentera un autre candidat du SDF ou soutiendra quelqu’un d’autre.
Osih a également comparé le débat sur la coalition aux discussions autour d’un mandat impératif, qui, selon lui, « n’apportent rien ».
Ses commentaires interviennent alors que les spéculations vont bon train quant à une éventuelle participation du SDF aux négociations de coalition actuellement en cours.
Depuis la validation des candidatures, de nombreux Camerounais ont exhorté l’opposition à s’unir contre le régime au pouvoir depuis longtemps.
Les négociations entre les chefs de partis se seraient intensifiées, certaines initiatives impliquant même des candidats dont les dossiers ont été rejetés, alors que les efforts se poursuivent pour parvenir à un consensus.
Actuellement, 12 candidats sont en lice pour défier le président sortant Paul Biya, mais ce nombre pourrait diminuer d’ici le jour du scrutin.







