À quelques semaines de la présidentielle du 12 octobre 2025, le candidat du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, dévoile son projet de société dans un document intitulé « Manifeste de transition ».
Ce texte se veut une feuille de route pour sortir le pays des crises multiples. Le ton est clair : priorité à la paix, à la réconciliation et au dialogue inclusif.
L’ancien ministre annonce la création d’une commission vérité, justice et réconciliation afin de solder les plaies ouvertes, mais aussi de refonder l’armée dans un cadre républicain. Une démarche qui vise, selon lui, à restaurer la confiance des citoyens dans l’État.
Le programme s’attaque également à la gouvernance. Issa Tchiroma Bakary promet un audit complet et indépendant des finances publiques, de la dette, ainsi que du patrimoine national. L’inventaire des ressources naturelles fait partie de cette ambition de transparence.
L’objectif affiché est d’éradiquer la corruption et d’asseoir une gestion rigoureuse. Pour un pays marqué par des scandales financiers répétés, ce chantier est présenté comme la pierre angulaire d’un renouveau institutionnel et moral.
Sur le plan économique, le « Manifeste de transition » met en avant la souveraineté et la réindustrialisation. Le candidat entend investir dans l’agriculture moderne, l’énergie et l’industrie locale. Il prône la création de zones économiques spéciales dans chaque région et la révision du système fiscal pour stimuler l’investissement privé.
La transition numérique et le soutien aux startups sont également placés au cœur de sa vision, avec l’ambition de faire du Cameroun un acteur régional de l’économie digitale. La redistribution équitable des fruits de la croissance est avancée comme un impératif social.
Enfin, Issa Tchiroma Bakary esquisse des réformes institutionnelles profondes : une réforme constitutionnelle ouverte sur la forme de l’État, un nouveau code électoral consensuel et des organes de contrôle indépendants.
Il défend une diplomatie multipolaire, tournée à la fois vers l’Afrique, les BRICS, l’Europe et les Amériques. La diaspora est appelée à jouer un rôle économique et diplomatique de premier plan. En matière sociale, il propose l’éducation gratuite jusqu’au secondaire, une couverture de santé élargie et des programmes spécifiques pour les jeunes et les femmes.
Autant de promesses qui dessinent un projet de rupture, mais qui devront convaincre un électorat exigeant et sceptique face aux promesses politiques.







