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Pourquoi les super-héros saturent-ils les écrans ?

Que dirait Bertolt Brecht à « Avengers » ? Absurde à première vue, la question n’est pas tant que ça. Le dramaturge a écrit : « Malheureux est le pays qui a besoin de héros. » Que penserait-il d’un monde rempli de super-héros ? La preuve par le menu.

Après « Ant-Man 3 » en février et « Shazam ! 2″ en mars, « Les Gardiens de la Galaxie » reviennent dans les salles en mai, avec la promesse d’un grand succès. Viendra ensuite « Flash », en juin. En août, « Blue Beetle ». En novembre, « Captain Marvel ». Et en décembre, enfin, « Aquaman » lèvera l’interdiction, en attendant que « Captain America » ​​ou « les 4 Fantastiques » reprennent du service en 2024.

Les super-héros, adaptés des bandes dessinées américaines, sont partout. Il y a 85 blockbusters super-héroïques produits ces quinze dernières années, soit entre 5 et 6 par an, auxquels il faut ajouter une pléthore de séries, chaque plateforme ou presque ayant désormais son propre super-héros pour attirer de nouveaux abonnés. Netflix propose « Umbrella Academy » ; Disney, la série « Marvel » et Amazon Prime Video, « The Boys », qui, ironie du sort, se moque… de la passion délirante pour les héros cape et collants.

Certes, l’apparente surproduction de super-héros est sans commune mesure avec l’âge d’or du western, genre emblématique du XXe siècle. « Dans les années 1930, 1940 et 1950, entre 70 et 150 westerns ou feuilletons étaient produits par an »se souvient Marc Moquin, rédacteur en chef de « Revu & Corrigé », un titre consacré au cinéma de patrimoine.

Moins d’un milliard ? Perdant !

Et puis, le phénomène n’est pas si nouveau. Le « Superman », de Richard Donner, sorti en 1978, ou le « Batman », de Tim Burton, en 1989 et 1992, ont été des succès. Alors qu’est-ce qui a changé ? Tout d’abord, l’ordre de grandeur. Il est difficile de trouver un film de super-héros qui coûte moins de 150 millions de dollars.

Conséquence : à moins d’un milliard de revenus, un blockbuster adapté de la BD est désormais considéré comme un retour sur investissement décevant. C’est le cas avec « Shazam 2 » et « Ant-Man 3 », à tel point qu’à Hollywood, on se demande désormais si le public n’a pas développé une « fatigue de super-héros », en franglais dans le texte.

Pas au point toutefois de remettre en cause l’intensification de la production. Dans ce jeu, il y a un champion incontesté : Marvel. La domination culturelle du genre super-héros est aussi et surtout celle du studio, propriété de Disney depuis 2009. La société, aux mains du puissant producteur Kevin Feige, a produit un peu moins de la moitié des films de super-héros sortis depuis 2008 (34 films), pour un chiffre d’affaires mondial de 29 milliards de dollars.

Tous ces jeux sont intégrés dans le Marvel Cinematic Universe (MCU), une sorte de méga-franchise alimentée par…

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