Les organisateurs des Jeux olympiques de Paris ont présenté leurs excuses suite à une scène de la cérémonie d’ouverture de dimanche qui a rappelé « La Cène » de Léonard de Vinci, suscitant l’indignation de certains spectateurs. Malgré les critiques, les organisateurs ont défendu le concept artistique de cette représentation.
La scène en question, inspirée du célèbre tableau « La Cène », où Jésus annonce qu’un de ses apôtres le trahira, mettait en vedette la DJ et productrice Barbara Butch, une icône LGBTQ+, entourée de drag-queens et de danseurs. Cette interprétation moderne a été dénoncée par les évêques de France, qui ont qualifié ces scènes de « dérision » ridiculisant le christianisme.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, ainsi que la Communion anglicane égyptienne, ont également exprimé leurs regrets, craignant que cette représentation nuise à l’identité sportive et au message humaniste du Comité international olympique (CIO).
Thomas Jolly, le directeur artistique de la cérémonie, s’est défendu de tout parallèle intentionnel avec « La Cène » après l’événement, affirmant qu’il s’agissait avant tout de célébrer la diversité et de rendre hommage à la fête et à la gastronomie française. Jolly a expliqué avoir puisé son inspiration dans « Le Festin des Dieux » du peintre hollandais Jan Harmensz van Bijlert, et non dans le tableau de Léonard de Vinci.
« Il est clair qu’il n’y a jamais eu de volonté de manquer de respect à un quelconque groupe religieux. Au contraire, je pense qu’avec Thomas Jolly, nous avons vraiment essayé de célébrer la tolérance communautaire. », a indiqué Anne Descamps, une des organisatrices.
Thomas Jolly a également partagé ses intentions avec l’Associated Press, déclarant : « Mon intention n’est pas d’être subversif, de me moquer ou de choquer. Je voulais envoyer un message d’amour, un message d’inclusion et pas du tout un message de division. »
Malgré les excuses et les explications fournies par les organisateurs, la polémique continue de diviser l’opinion publique, mettant en lumière les défis liés à l’interprétation artistique et à la sensibilité religieuse dans des événements internationaux de grande envergure comme les Jeux olympiques.






