« Plus de 10.000 policiers et gendarmes, dont 3.500 à Paris » seront mobilisés pour encadrer les manifestations contre la réforme des retraites et faire face à d’éventuelles violences, a annoncé sur RTL le ministre Gérald Darmanin.
Interrogé sur RTL le 18 janvier, Gérald Darmanin a affirmé que les autorités s’attendaient à l’arrivée à Paris de « quelques milliers de personnes qui pourraient être violentes », citant « ultragauche » ou « ultrajaune » (une étiquette censée qualifier les Gilets jaunes radicalisés) lors de manifestations. contre la réforme des retraites le 19 janvier.
Pour éviter leur arrivée, le ministre de l’Intérieur a annoncé des « contrôles » à partir du 18 janvier dans la capitale ainsi qu’en régions. Il a expliqué que « ceux qui veulent casser » déposent des objets tels que couteaux, casques, etc., sur le parcours de la manifestation en amont pour pouvoir les utiliser pendant le défilé.
Au total à Paris, pour prévenir les incidents ou les contenir, « 39 unités des forces mobiles » seront présentes lors des mobilisations. « Ce qui est beaucoup mais », a-t-il soutenu, « il faut absolument faire la distinction entre ceux qui veulent exprimer une opinion politique et ceux qui veulent rompre », a-t-il plaidé.
Par ailleurs, « plus de 10.000 policiers et gendarmes, dont 3.500 à Paris » seront mobilisés pour encadrer les cortèges. A la question de savoir s’il était « inquiet », le ministre a répondu qu’il était « concentré ».
Alors que la fédération CGT des mines et de l’énergie envisage des coupures d’électricité ciblées à l’encontre des élus favorables à la réforme des retraites, il a jugé que ce geste « serait absolument scandaleux ». Le ministre a ajouté qu’il avait donné des instructions pour « protéger notamment les bureaux des élus et des parlementaires ».
« Attaquer un élu de la République, quel qu’il soit, quel que soit son camp politique, faire pression sur lui, le faire chanter, cela fait partie d’une dictature, pas d’une démocratie », a-t-il assuré, relatant des faits similaires déjà commis ces derniers jours lors de manifestations contre la réforme des retraites.
Villes potentiellement touchées par des actes de violence
Le renseignement intérieur s’attend à des violences lors des manifestations dans plusieurs villes du pays, comme Paris ou Nantes. Dans une note évoquée par France Inter, « Paris, Rennes, Nantes, Limoges ou encore Brest » sont cités comme des lieux potentiels de tension dans un contexte où la multiplication des recours à l’article 49.3 de la Constitution par le Premier ministre, l’inflation et la hausse les prix de l’énergie « cristallisent la colère de l’ultra-gauche ».
Pour la capitale, les services estiment qu’il pourrait y avoir « 200 à…
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