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Paul Atanga Nji : « Paul Biya n’a jamais accepté la falsification des résultats des élections »

Invité de l’émission « Actualité Hebdo » sur la CRTV le dimanche 20 juillet 2025, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a affirmé que Paul Biya n’a jamais accepté la falsification des résultats des élections au Cameroun.

Paul Atanga Nji a pris les exemples des résultats de l’élection présidentielle de 1992  et des élections législatives de la même année. Selon le membre du gouvernement, dans ces deux cas, les résultats proclamés par le ministère de l’Administration territoriale, qui organisait les élections à cette époque, donnaient plus de suffrages à Paul Biya que les résultats définitifs proclamés par la Cour suprême.

Journaliste : Êtes-vous, vous-même, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, prêt à accepter les résultats en cas de victoire de l’opposition sans donner des ordres à vos collaborateurs pour qu’ils confisquent les urnes afin de falsifier les PV ?

Paul Atanga Nji : Mes collaborateurs ne pourront pas faire ce travail. Et je vous ai dit au début de mon propos que le président Paul Billet est un républicain respecté de nos lois. Et le président de la République n’a jamais accepté la falsification des résultats des élections.

Je vous en donne deux preuves rapidement. En 1992, le rapport qui est sorti du ministère de l’Administration territoriale donnait au chef de l’État 43% de suffrages, suffrages valablement exprimés, 43%. Mais à la Cour suprême, le RDPC est revenu à 39%.

Et le chef d’État a respecté le verdict. En 1992, lors des élections législatives, le ministère de l’Administration territoriale avait donné au RDPC 94 sièges de députés. Mais lorsque les PV ont été réexaminés à la Cour suprême, le RDPC est descendu à 88 sièges.

Voilà pourquoi le chef d’État est entré en relation avec le ministre d’État Dakolé pour avoir ces 6 députés. Alors, est-ce que le chef d’État n’avait pas les moyens, en 1992, de dire que c’est les 94% validés par le MINAT que nous devons considérer ? Non ! Le chef d’État a dit : « d’accord, la Cour suprême, c’est 88 sièges, c’est ça que je respecte ». Donc le président Paul Biya, c’est le premier républicain.

Et il avait dit, au coup d’un point de presse – allez dans les archives de la CRTV –  qu’il ne va jamais fausser les résultats des élections. Et qu’il va toujours respecter les résultats des élections.

Et vous êtes là pour appliquer cela ?

On applique cela ! Le MINAT, ça veut dire que c’est la République. Et qui incarne les instructions du chef d’État ? Donc il nous dit : « Faites-le, contrôlez, encadrez, laissez les autres faire leur travail ».

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