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Paul Atanga Nji demande aux Gouverneurs des régions de renforcer la surveillance des activités politiques et des ONG

Les gouverneurs des dix régions du Cameroun ont été exhortés à assurer une surveillance rigoureuse des actions menées par les partis politiques et les organisations non gouvernementales dans leurs régions respectives.

Cet appel a été lancé par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, lors de la conférence semestrielle des gouverneurs régionaux qui s’est achevée à Yaoundé le jeudi 4 juillet.

« Outre la surveillance des activités des partis politiques, je les ai exhortés à renforcer la sécurité alors que le Cameroun se prépare pour une année électorale », a déclaré Atanga Nji.

Selon lui, les gouverneurs ont pour tâche de guider ces organismes à respecter les institutions de l’État pour le bien de la tranquillité publique. Ils ont également été chargés d’intensifier la lutte contre les discours de haine, le trafic de drogue, le terrorisme, les accidents de la route et le banditisme.

Cette première conférence des gouverneurs régionaux intervient après que le ministre de l’Administration territoriale a été en conflit avec certains partis politiques du pays.

Atanga Nji, qui avait reconnu Robert Kona plutôt que Cabral Libii comme président du parti PCRN, a tenté de contrecarrer les campagnes des partis politiques incitant les électeurs à s’inscrire massivement pour les élections de l’année prochaine. Il a déclaré que l’inscription des électeurs n’était pas obligatoire, bien qu’aucun parti politique ou groupe de la société civile n’ait rendu cela obligatoire pour les Camerounais.

Il a également interdit à certains dirigeants de partis politiques d’utiliser des termes employés par le président Paul Biya pour s’adresser à la nation.

Le ministre de l’Administration territoriale a affirmé que les actions de certains partis politiques devenaient insupportables.

« Des politiciens sans scrupules se sont arrogé le droit de s’adresser au chef de l’État comme s’ils parlaient à un simple citoyen », a-t-il dit.

« Désormais, un tel comportement dangereux ne sera plus toléré. Aucune place ne sera donnée aux devins ou aux prédicateurs de malheur qui pensent connaître le Cameroun mieux que le chef de l’État », a-t-il ajouté.

Outre les gouverneurs, la conférence a réuni le secrétaire d’État chargé de la sécurité générale et le délégué général à la sûreté nationale, entre autres.

Cette réunion s’est tenue à un moment où l’insécurité s’est intensifiée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec l’incendie de voitures à Bamenda et le meurtre de gendarmes à Mamfe.

En marge de la réunion, Bernard Okalia Bilai, gouverneur de la région du Sud-Ouest, a affirmé que la normalité était revenue dans la région.

Il a mentionné des incidents minimaux d’attaques séparatistes et la reprise progressive de la vie normale dans de nombreuses parties de la région.

En réalité, cependant, la normalité est encore loin d’être atteinte, les attaques séparatistes ayant persisté même aux portes de Buea, le siège régional.

De plus, les villes mortes du lundi, imposées par les séparatistes en 2017, restent une réalité dans la région, et les groupes séparatistes restent actifs, notamment dans les divisions de Manyu et Fako dans le Sud-Ouest.

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